Le Maroc signe l’accord de libre-échange africain

Le Maroc signe l’accord de libre-échange africain

Le Maroc a signé, mercredi 21 mars 2018, l’accord établissant la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), principal point à l’ordre du jour du 10ème  Sommet extraordinaire de l’Union africaine qui se tient dans la capitale du Rwanda, Kigali.

L’accord a été signé par le Chef du gouvernement Saâd-Eddine El Othmani qui préside la délégation marocaine à ce sommet. Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat, a appelé, à l’ouverture de ce sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA à signer cet accord historique qui ouvre la voie à la mise en place du plus grand marché commun de biens et services, jamais établi depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce. «Le moment n’est plus aux hésitations. J’appelle donc tous les Etats à signer et à ratifier sans délai l’accord sur la zone de libre-échange continentale africaine», a-t-il souligné, relevant que l’ambition de la CUA est de voir cet accord entrer en vigueur avant la fin de l’année. 

La signature de cet accord représente une avancée majeure et un jalon de plus pour l’intégration et l’unité africaines. La future zone de libre-échange continentale se traduira par la création d’un marché commun de plus de un milliard de consommateurs avec un produit brut combiné de plus de 3000 milliards de dollars. Elle induira aussi un accroissement du commerce intra-africain de 52% à l’horizon 2022 et ouvrira la voie à la mise en place d’une union douanière d’ici quatre ans, et d’une communauté économique africaine en 2028.

Mohcine Lourhzal

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Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, lundi à Rabat, la première réunion de la commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale. À cette occasion, les différents départements ont présenté des exposés portant sur les scénarios d’impact de cette crise sur l’économie nationale, ainsi que sur les mécanismes à même de préserver le pouvoir d’achat des citoyens face à ses répercussions potentielles, dans un contexte international marqué par la persistance des incertitudes. Selon un communiqué du département du Chef du gouvernement, il a été décidé, dans le cadre des travaux de cette commission, appelée à se réunir de manière périodique et chaque fois que nécessaire afin de prendre les mesures appropriées au regard de l’évolution de la conjoncture internationale, de poursuivre le soutien au gaz butane, dont les prix sur le marché international ont enregistré une hausse de plus de 68 % depuis le déclenchement de la crise au début du mois de mars courant, sans répercussion sur le prix actuel de la bonbonne, ainsi que de maintenir le soutien aux tarifs de l’électricité afin d’en préserver le niveau actuel. Face à la hausse marquée des produits pétroliers sur les marchés internationaux et à son impact sur le marché national, il sera procédé au lancement du versement du soutien direct et exceptionnel en faveur des professionnels du secteur du transport de marchandises et de personnes, couvrant la période du 15 mars au 15 avril, après traitement des demandes enregistrées via la plateforme électronique dédiée (https://mouakaba.transport.gov.ma), lesquelles ont dépassé 87.000. À l’instar de l’opération mise en œuvre par le gouvernement en 2022, ce soutien exceptionnel bénéficiera à plusieurs catégories, notamment le transport public de voyageurs, le transport mixte en milieu rural, le transport de marchandises pour compte d’autrui, le transport du personnel pour compte d’autrui, le transport scolaire pour compte d’autrui, le transport touristique, les véhicules de remorquage, les taxis de première et de deuxième catégories, ainsi que les bus de transport urbain. Cette mesure vise à assurer un approvisionnement régulier des marchés et à garantir la continuité des services de transport public aux mêmes tarifs, sans aucune répercussion sur les citoyens, tout en veillant au strict respect, par les professionnels bénéficiaires, des tarifs en vigueur pour le transport des personnes et des marchandises. Ont pris part à cette réunion les ministres de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de l’Équipement et de l’Eau, de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, de l’Industrie et du Commerce, du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, de la Transition énergétique et du Développement durable, ainsi que les ministres délégués chargés de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, du Budget et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, outre le secrétaire général du ministère du Transport et de la Logistique et le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable.

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