
L’expérience du Maroc en matière de réforme du code de la famille a été mise en lumière lors de la 4è Conférence inter-parlementaire africaine, dont les travaux ont démarré, mercredi à Accra, avec la participation de plus de 300 délégués représentant une trentaine de pays africains, dont le Maroc.
Prenant la parole à l’ouverture de cette conférence axée sur “la famille, la souveraineté et les valeurs”, le vice-président de la Chambre des représentants, Mohamed Ghayate, a souligné que sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume a engagé d’importantes réformes visant à renforcer la protection sociale, promouvoir l’égalité des chances, consolider les droits des citoyens et à soutenir l’institution familiale, dans le respect de ses constantes nationales et de ses engagements internationaux.
La réforme du Code de la famille “illustre cette volonté constante d’adapter notre cadre juridique aux évolutions de la société tout en préservant les fondements qui garantissent sa cohésion et sa stabilité”, a indiqué M. Ghayate lors de cette cérémonie qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Imane Ouaadil.
Dans un monde marqué par des transformations rapides et profondes, la protection de la famille “ne saurait être perçue comme une démarche tournée vers le passé”, mais constitue “un enjeu stratégique pour l’avenir”, a-t-il ajouté, soulignant qu’”il ne peut y avoir de développement durable sans cohésion sociale, de stabilité politique sans équilibre familial, ni de prospérité économique sans investissement dans le capital humain”.
Ainsi, le véritable défi consiste à “construire une modernité africaine fidèle à nos réalités, à nos aspirations et à notre héritage. C’est dans cette recherche permanente d’équilibre que s’inscrit l’expérience du Royaume du Maroc”, a-t-il dit.
M. Ghayate a, d’autre part, relevé que la Charte africaine des valeurs familiales et de la souveraineté représente bien plus qu’un document de référence, elle traduit l’ambition d’une Afrique qui “réfléchit par elle-même, qui affirme ses choix et qui construit ses réponses à partir de ses propres réalités”.
“Notre responsabilité, en tant que parlementaires, est d’accompagner cette ambition. Nous avons le devoir de transformer les principes en politiques publiques, les engagements en réformes concrètes et les aspirations de nos peuples en résultats tangibles”, a-t-il soutenu, mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer en vue de l’émergence d’un consensus africain fondé sur le dialogue, le respect mutuel, la diversité des expériences nationales et la conviction que la famille demeure un levier essentiel du développement humain.
“L’Afrique n’est pas un simple espace d’application de modèles conçus ailleurs. Elle est un continent porteur d’une histoire, d’une vision et d’une contribution singulière au débat mondial. Notre responsabilité collective est de faire entendre cette voix avec confiance, sérénité et responsabilité”, a-t-il enchaîné, relevant que c’est dans cet esprit que le Royaume du Maroc réaffirme son engagement constant en faveur d’une Afrique forte, souveraine, solidaire et maîtresse de son destin.
Il a, par ailleurs, exprimé le vœu de voir les travaux de cette conférence contribuer à renforcer la coopération parlementaire inter-africaine et à “faire émerger une vision africaine partagée, capable de concilier progrès, stabilité et respect de nos identités”, avant de conclure qu’”ensemble, faisons de cette Charte un instrument d’unité, de confiance et d’espérance pour les générations africaines présentes et futures”.
Initiée par le Parlement du Ghana, cette 4è édition de la Conférence inter-parlementaire africaine réunit des présidents d’institutions législatives, des parlementaires, des décideurs politiques, des universitaires, des personnalités religieuses et des acteurs de la société civile, autour de la thématique cruciale de “la famille, la souveraineté et les valeurs”, qui touche au cœur même des sociétés et de l’avenir collectif du continent.
Cette rencontre de quatre jours (3-6 juin) se veut une plateforme permettant à l’Afrique de réaffirmer son identité, ses valeurs et sa souveraineté face aux défis sociaux, culturels et idéologiques de plus en plus croissants, d’après les organisateurs.
LR/MAP
Le Reporter.ma Actualités et Infos au Maroc et dans le Monde






