Algérie | Les forces du Pacte pour l’alternative démocratique dénoncent une grave dérive

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Le siège du a été fermé. Plusieurs autres sont visés par des procédures de dissolution. L’ fait état de 300 détenus politiques, de milliers de poursuites judiciaires et  détentions provisoires pour la seule année 2021.

Les autorités algériennes ont ordonné, jeudi 20 janvier (2022), le gel des activités du Parti Socialiste des Travailleurs () et la fermeture de son siège.

«Nous venons d’apprendre la décision grave du conseil d’Etat qui vient d’ordonner la suspension temporaire des activités du Parti Socialiste des Travailleurs et la fermeture de ses locaux», a indiqué le dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

La direction du PST a dénoncé «une décision politique» qui «constitue un précédent grave».

Dans son communiqué signé par Mahmoud Rechidi, le PST écrit que cette «décision politique» constitue aussi une intolérable atteinte au multipartisme et aux libertés démocratiques en .

Cette décision intervient après les poursuites judiciaires engagées en mai 2021 par le ministère de l’Intérieur à l’encontre de cette formation politique d’.

Le parti avait été saisi le 11 avril 2021 par le ministère de l’Intérieur en vue «de mettre en œuvre les procédures organisationnelles statutaires afin de se conformer avec la législation en vigueur relative aux politiques».

Dans le même registre, le Conseil d’Etat avait rendu une décision dans l’affaire opposant l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP) et a débouté le ministère dans son action contre le parti.

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Dernièrement, les forces du Pacte de l’Alternative Démocratique (PAD), un collectif de plusieurs politiques, personnalités et représentants de la société civile en , avaient dénoncé «les pratiques d’un système totalitaire» dans ce pays maghrébin.

Dans un communiqué, le PAD a exprimé son indignation contre un procédé qu’il qualifie de «dérive», qui «traduit une volonté d’en camisoler la société».

Les forces du Pacte pour l’alternative démocratique dénoncent les pratiques d’un système totalitaire, après la menace du ministère algérien de l’Intérieur de suspendre le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD).

Elles soulignent que cette «dérive» «vient s’ajouter à l’intenable situation des libertés démocratiques et des droits de l’Homme, marquées par une fermeture inédite des champs politique et médiatique, l’emprisonnement arbitraire du coordinateur du Mouvement Démocratique et Social (MDS), les procédures de dissolution engagées à l’encontre de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP), le Parti Socialiste des Travailleurs (PST) et l’association « Rassemblement Actions Jeunesse » (RAJ), la poursuite des arrestations quasi-quotidiennes de militants, d’universitaires, d’étudiants».

Selon le PAD, ces pratiques «viennent grossir les rangs d’une liste de plus de 300 détenus politiques et d’opinion et aux milliers de poursuites et contrôles judiciaires, de détentions provisoires abusives enregistrées durant la seule année 2021».

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