7e réunion ministérielle du PEAA | Plaidoyer pour une intégration renforcée de l’espace afro-atlantique

7e réunion ministérielle du PEAA | Plaidoyer pour une intégration renforcée de l’espace afro-atlantique

Plusieurs ministres des Affaires étrangères des États membres du Processus des États africains atlantiques (PEAA) ont souligné, lundi à Cotonou, la nécessité de renforcer la coopération entre les pays africains riverains de l’Atlantique afin de consolider la paix, la sécurité, la connectivité et la prospérité partagée dans cet espace.

S’exprimant lors de la 7e réunion ministérielle du PEAA, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a salué la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ainsi que l’engagement du Royaume du Maroc en faveur de la création et du développement dudit Processus, rappelant que cette initiative, lancée à Rabat en 2022, constitue un cadre de coopération géostratégique pragmatique au service de la paix, de la stabilité et du développement partagé.

Elle a indiqué que la singularité du PEAA réside dans sa capacité à rapprocher les différentes régions du continent et à associer les pays de l’hinterland à la dynamique de la façade atlantique, soulignant que cette ambition prend tout son sens dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La ministre béninoise a, dans ce sens, appelé à renforcer la coordination des dispositifs de sûreté et de sécurité maritimes, à améliorer le partage de renseignements, à développer les corridors logistiques verts, à accélérer la digitalisation des procédures portuaires et douanières et à promouvoir les énergies marines renouvelables, estimant que la réunion de Cotonou devra donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du Processus.

Pour sa part, le ministre gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger, Sering Modou Njie, a souligné que les mutations géopolitiques et économiques mondiales rendent indispensable un renforcement de la coopération régionale africaine afin d’accroître la résilience du continent.

Relevant que l’Atlantique constitue un espace stratégique disposant d’importantes ressources maritimes, portuaires et énergétiques, il a noté que la Gambie poursuit la modernisation du port de Banjul et le développement d’un nouveau port en eau profonde à Sanyang, avec l’ambition de renforcer les échanges, la connectivité régionale et le positionnement du pays comme plateforme logistique et d’exportation verte au service de la sous-région.

Le ministre gambien a également plaidé pour un approfondissement de la coopération en matière de sécurité maritime, de partage d’informations et de renforcement des capacités afin de lutter contre la piraterie, la pêche illicite et les autres formes de criminalité transnationale.

De son côté, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey, a mis l’accent sur trois priorités, à savoir la paix et la sécurité, le développement durable ainsi que la coopération et la prospérité partagée.

Estimant que les États africains doivent concevoir eux-mêmes leur développement et leur sécurité, il a formé le vœu de voir le Processus produire des résultats concrets au bénéfice des populations, notamment à travers le renforcement de la coopération portuaire, la conclusion d’accords douaniers et logistiques entre les États membres et la réduction des coûts du transport maritime entre les ports africains.

À cet égard, il a mis l’accent sur la nécessité de réduire les coûts du transport maritime entre les ports africains à travers le renforcement de la coopération portuaire et douanière entre les États membres.

Les différents intervenants ont convenu que le succès du Processus des États africains atlantiques dépendra de sa capacité à traduire les engagements politiques en actions concrètes, au service de la sécurité, de la connectivité, du développement durable et de la prospérité des populations africaines.

Les travaux de la 7e réunion ministérielle du PEAA ont été ouverts, lundi à Cotonou, sous la coprésidence du Maroc et du Bénin, en vue de consolider l’élan politique de ce partenariat africain, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Conduite par l’ambassadeur, directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), Mohamed Methqal, la délégation marocaine à cette réunion comprend notamment le secrétaire permanent du PEAA, Tarik Iziraren, l’ambassadeur du Maroc au Bénin, Rachid Rguibi, ainsi que des responsables du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le PEAA s’inscrit dans la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à faire de l’espace africain atlantique une zone de paix, de stabilité et de prospérité partagée.

LR/MAP

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