Maroc Export Une 7ème caravane !

Dans le cadre de sa mission de promotion des exportations marocaines, Maroc Export a organisé, le 12 juin, 2013, un séminaire d’approche des marchés africains au profit des hommes d’affaires. Ce séminaire a précédé l’organisation de la 7ème Caravane de l’export, prévue du 23 au 29 juin.

Maroc Export confrence juin 2013

Cette année, le centre de la promotion des exportations (Maroc Export) touchera pour la première fois l’Afrique de l’Est à travers trois pays ciblés, le Kenya, la République démocratique du Congo et la République du Congo, avec une moyenne d’un jour et demi par pays. Cet événement concernera les secteurs de l’électricité, de l’électronique, des TIC, du BTP et matériaux de construction, de l’agro-alimentaire, des produits de la mer, pharmaceutique et textile, ainsi que le secteur financier, selon les organisateurs. La caravane passera donc 5 jours dans ces trois pays. Une centaine d’opérateurs du secteur privé et du secteur public seront de la partie. Ils représenteront plusieurs secteurs d’activités.

48% des opérateurs participent pour la 1ère fois

«Nous sommes passés de 69 participants lors de la première caravane à 120 participants durant la 6ème édition. Actuellement, près d’une centaine d’opérateurs ont confirmé leur participation, lors de cette édition dont 48% prennent part à cette caravane pour la première fois. Ces deniers représentent un important nombre de secteurs, dont celui du BTP, ceux de l’électricité, de l’électronique, de l’agro-alimentaire, de l’industrie pharmaceutique, etc», annonce Larbi Bourabâa, secrétaire général de Maroc Export. Choukry Maghnouj, d’Arsen Consulting, un cabinet spécialisé en conseil et chargé d’établir des études sur ces marchés pour le compte de Maroc Export, a de son côté indiqué que «6 caravanes ont été réalisées sur le continent africain, dont 4 ont fait l’objet d’une évaluation ayant fait ressortir les principaux enseignements suivants: en moyenne, 28 prospects ont été touchés par les opérateurs, 20% des prospects ont été suivis de devis et d’offres commerciales et 20% des prospects chauds ont généré une commande ferme. Cela fait de la caravane un levier clé de networking opérateurs et d’accès aux donneurs d’ordre, ainsi qu’une mise en réseau d’opérateurs. 95 entreprises marocaines représentent 9 secteurs comme le BTP, l’électronique, l’agro-alimentaire, le conseil et les TIC, l’industrie pharmaceutique, la plasturgie, etc.». Selon lui, cette caravane sera l’occasion de faire des rencontres B to B entre les participants marocains et les représentants des gouvernements et des institutions des trois pays, ainsi qu’entre les participants marocains et leurs homologues du secteur privé dans les trois pays. Des visites de sites industriels et technologiques à Nairobi, à Kinshasa et à Pointe Noire seront au programme pour les hommes d’affaires intéressés par ces visites.
«L’objectif de ces B to B est d’aligner les attentes, de brancher les industriels avec leurs semblables et d’augmenter les chances de nos opérateurs pour atteindre le plus large spectre, une fois sur place. Après chaque visite, on évalue les réalisations suite à ces déplacements physiques. On fait également le suivi de ces réalisations commerciales à raison de six mois», explique Choukry Maghnouj.
«Maroc Export prépare une grande mission vers les pays de l’Afrique de l’Est, à savoir le Kenya, la République démocratique du Congo et la République du Congo. Cette 7ème édition regroupe presque la moitié de nouveaux inscrits. Cette année, avant de partir, on a opté pour se concerter ici. La 7ème caravane va aider les opérateurs économiques marocains dans leurs rencontres B to B pour mieux évaluer leurs chances dans le partenariat Sud-Sud; un partenariat gagnant-gagnant», lance pour sa part Zahra Maâfiri, directrice de Maroc Export.

Préparer le terrain, une des principales misions

Le Comité de pilotage prépare le terrain avant le départ de chaque caravane en apportant les informations nécessaires sur les différents secteurs économiques des pays visités; des informations concernant le PIB de ces pays et les besoins de chaque secteur d’activité afin d’encourager les exportations marocaines vers ces pays. «Les points clés à retenir une fois dans ces pays et durant les B to B surtout, c’est qu’il faut préparer et cibler ses arguments, mettre en avant une logique à moyen et à long termes, explorer les pistes de synergies inter et intra sectoriels, capitaliser sur l’expertise du modèle marocain et la capacité à transférer ce savoir, organiser son planning lors de cette caravane en ciblant des projets concrets, comprendre les attentes et mieux les cibler», a recommandé Choukry Maghnouj en s’adressant aux hommes d’affaires. Lors de cette journée, les trois marchés respectifs des trois pays africains ciblés ont fait l’objet d’une présentation. Des conseils pratiques ont aussi été donnés aux opérateurs économiques.

 

Points forts, points faibles…

 

Lors du séminaire organisé par Maroc Export, le 12 juin 2013, les marchés respectifs des trois pays africains ciblés ont fait l’objet d’une présentation.
Ainsi, la République du Congo a une population de 4 millions et réalise un PIB de 14 milliards USD. Les points forts de ce pays sont le déploiement d’un programme national d’actions sectorielles, l’organisation et la centralisation des commandes publiques et le soutien de la communauté financière internationale. Ses faiblesses sont par contre une forte dépendance à l’égard du pétrole, le manque d’infrastructures, l’environnement des affaires très pénalisant, la faible gouvernance et le niveau élevé de la pauvreté.
Pour sa part, le Kenya a une population de 42 millions et réalise annuellement un PIB de 47 milliards USD. Ses forces sont sa position stratégique entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est et le rôle de pivot qu’il joue au sein de la communauté d’Afrique de l’Est. Il est également le premier marché commun africain. Il a une agriculture diversifiée (maïs, thé, café et horticulture) et réalise des performances en télécommunications et des services financiers. Ses faiblesses sont la forte dépendance de la production agricole et des conditions climatiques, des infrastructures insuffisantes pour absorber le développement économique, une gouvernance en amélioration (problème de corruption), l’instabilité politique, la sous-bancarisation et la difficulté d’accès aux financements.
La République démocratique du Congo a quant à elle une population de 75 millions et réalise un PIB de 18 milliards USD. Ses forces consistent dans les richesses importantes (terres arables et minières), un important potentiel hydraulique et un besoin important en infrastructure de base. Ses faiblesses sont l’instabilité politique dans l’Est du pays, les infrastructures défectueuses et inorganisées et le manque de transparence conduisant à une désaffection des donneurs internationaux.

 


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