
Le rideau a été levé, mercredi soir à Essaouira, sur la 4e édition du festival “La Dolce Vita à Mogador”, désormais rendez-vous incontournable de la grande école italienne du cinéma, avec au menu une sélection captivante de films et de chefs-d’oeuvre intemporels, au grand bonheur des cinéphiles.
Organisée par l’association “La Dolce Vita à Mogador”, avec le concours de l’ambassade d’Italie au Maroc et de l’Institut culturel italien, cette manifestation cinématographique, qui se poursuit jusqu’au 18 avril, célèbre la continuité de l’histoire fascinante entre le 7e art et la Cité des Alizés, lieu de tournage privilégié pour le cinéma international et la télévision, grâce à son patrimoine emblématique, notamment sa médina et son ambiance historique.
Le coup d’envoi de cette 4e édition, réhaussé par la présence notamment du Conseiller de SM le Roi et Président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, M. André Azoulay, et d’éminentes personnalités marocaines et étrangères de divers horizons ainsi que de plusieurs figures marquantes du monde du cinéma, a été donné avec la projection au Centre culturel d’Essaouira, du film “Anna” (2025) de sa réalisatrice Monica Guerritore.
Dans une allocution d’ouverture, M. Azoulay a mis en avant l’ancrage historique d’Essaouira dans l’univers du 7e art, relevant que la Cité des Alizés a “servi de décor à des dizaines, voire plus d’une centaine de grands films” et invitant, à cet égard, à redécouvrir cette mémoire cinématographique à travers les lieux emblématiques de la ville qui en retracent le parcours.
Évoquant un moment phare de cette relation entre Mogador et le cinéma, M. Azoulay a rappelé que le film Othello, réalisé par Orson Welles et largement tourné à Essaouira, avait valu au Maroc une Palme d’or au Festival de Cannes.
“C’était aussi, d’une certaine manière, la Palme d’or d’Essaouira”, a-t-il souligné, se félicitant du “grand geste” du cinéaste qui avait tenu à dédier cette distinction au Royaume.
M. Azoulay a par ailleurs invité les professionnels du 7e art à “prendre la juste mesure de ce qu’offre l’esprit de Mogador, fait de couleur, d’odeur, de mystère et de magie”, avant de conclure en saluant “la qualité de la programmation, l’engagement des organisateurs ainsi que la sophistication et l’exception des œuvres proposées, qui font de ce rendez-vous un moment très privilégié pour les cinéphiles”.
De son côté, la directrice artistique de “La Dolce Vita à Mogador”, Laura Delli Colli, a exprimé sa joie de voir cette manifestation gagner en ampleur au fil des éditions, faisant savoir que “l’idée de lier le cinéma italien à une ville aussi emblématique qu’Essaouira constituait, dès le départ, un défi passionnant”.
Mme Delli Colli, également journaliste et auteure italienne, a insisté sur la vocation du festival à ériger le cinéma en véritable “pont culturel” entre l’Italie et le Maroc, se réjouissant de la forte affluence du public, “plus belle récompense pour les organisateurs de cet événement placé sous le signe de la magie du 7e art”.
Dans une déclaration à la presse, l’acteur et réalisateur marocain, Driss Roukhe, a exprimé sa joie de prendre part à la 4e édition de “La Dolce Vita à Mogador” avec son film “Jrada Malha”, estimant que ce festival constitue “une preuve vivante” de la capacité du cinéma à créer des passerelles entre les cultures, notamment entre le Maroc et l’Italie.
“Essaouira, loin d’être une ville charmante, se veut une source inépuisable d’inspiration, de par sa lumière, son histoire et son hospitalité, qui en font un lieu de rencontre privilégié pour les artistes du monde entier”, a-t-il ajouté.
De son côté, l’actrice marocaine, Amal El Atrache, animatrice d’un atelier lors de cette édition, a mis en relief la dimension interculturelle de cet événement qui représente “une véritable opportunité de rencontre entre le Maroc et l’Italie, qui entretiennent des liens culturels profonds, nourris notamment par leur appartenance à l’espace méditerranéen”.
Elle a exprimé sa “grande fierté” de partager son expérience avec les élèves, insistant sur l’importance d’accompagner les nouvelles générations, afin qu’elles puissent “grandir dans l’art, la culture et l’ouverture d’esprit”.
Outre “Anna”, cette 4e édition de “La Dolce Vita à Mogador” prévoit la projection d’une sélection diversifiée de films, notamment “Umberto Eco: La biblioteca del mondo” (Davide Ferrario, 2022), “Les Amants de Mogador” (Souheil Ben Barka, 2002), “Il Castello Indistruttibile” (Danny Biancardi, 2026), “Jrada Malha” (Driss Roukhe, 2022), “Napoli – New York” (Gabriele Salvatores, 2024) et “La vita va così” (Riccardo Milani, 2025), entre autres.
Au menu figurent également des “Master class” ainsi que des rencontres-débat avec des cinéastes marocains et italiens, le but étant de favoriser un dialogue interactif et stimulant entre les cinéphiles et les professionnels du domaine, permettant ainsi une exploration approfondie des thèmes abordés et une compréhension plus nuancée des œuvres présentées.
LR/MAP
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