Kazakhstan : La transition

Kazakhstan : La transition

Le a rebaptisé sa capitale du prénom de l’ex-président Noursoultan Nazarbaïev, qui a démissionné la veille après environ trois décennies au pouvoir, laissant la place à un président par intérim et alimentant les spéculations sur sa succession.

Noursoultan Nazarbaïev, seul dirigeant que le indépendant n’ait jamais connu, a créé la surprise en quittant un poste auquel il semblait solidement accroché. Il devrait toutefois garder un rôle important en conservant des fonctions clés dans la politique de ce pays d’Asie centrale.

Signe de cette influence préservée, le Parlement a officiellement décidé, comme première mesure après son départ, de renommer Astana, la capitale futuriste d’un million d’habitants, en «Noursoultan», le prénom de l’ex-président qui signifie «Sultan de lumière». Nommée successivement Akmolinsk, Tselinograd, Akmola puis Astana, la ville s’est modernisée par la volonté de Noursoultan Nazarbaïev. Elle est devenue la capitale du pays en 1997, à la place d’Almaty, située 1.000 kilomètres plus au sud.

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Construite à grands frais sur d’anciens marécages, la capitale kazakhe compte d’imposants gratte-ciel ultramodernes fendant l’horizon et a accueilli, ces dernières années, de nombreuses rencontres diplomatiques, notamment sur la . La ville est au coeur de la propagande étatique sur les réalisations de M. Nazarbaïev.

Noursoultan Nazarbaïev a pris la tête du en 1989 -quand ce territoire était encore une république soviétique- comme premier secrétaire du Parti communiste. Il avait conservé le pouvoir après son indépendance en 1991. Réélu à quatre reprises avec une majorité écrasante lors d’élections jamais reconnues comme libres par les observateurs internationaux, il a exercé un contrôle total sur le pays pendant près de 30 ans, laissant peu de place à l’opposition ou à une presse libre.

Il bénéficie déjà au Kazakhstan d’une fête et de plusieurs musées en son honneur et a fait l’objet d’une trilogie de films contant sa jeunesse et son ascension au pouvoir.

P. Zehr

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