Syrie | Vers le grand retour d’Assad

Syrie,Bachar al-Assad

«Assad a gagné la guerre, il est toujours là, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il faut faire avec». 

À l’image de ce diplomate saoudien acquis à une froide realpolitik, les ennemis arabes du dictateur de Damas, qui avaient pris fait et cause pour ses opposants au début de leur révolte en 2011, optent désormais, les uns après les autres, pour une réintégration de la Syrie dans le giron arabe. En 2012, alors que Bachar el-Assad s’était engagé dans une sanglante répression de ses opposants qui paraissaient alors capables de le renverser, la Ligue arabe avait exclu la Syrie de ses rangs. Même s’il est accusé de crimes de guerre, «Assad est de facto le dirigeant de la Syrie, on doit être réaliste, on ne peut pas se passer de la Syrie si on veut apaiser la situation au Moyen-Orient», confie au Figaro un proche du premier ministre irakien, Moustapha Kazemi, actif en coulisses pour que les pays arabes reprennent langue avec Damas.

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Depuis plusieurs semaines, le rapprochement entre Damas et Amman s’est accéléré. Les ministres des Affaires étrangères se sont rencontrés en marge de la récente Assemblée Générale de l’ONU et plusieurs ministres syriens ont été reçus par les autorités jordaniennes. Ce rapprochement jordano-syrien a été couronné par la réouverture, fin septembre (2021), du principal point de passage frontalier terrestre, celui de Jaber-Nassib, au nord-ouest de la Jordanie, qui partage 375 km de frontières avec son voisin syrien. Avec ce rapprochement, Bachar al-Assad poursuit sa réhabilitation sur la scène régionale.

Fin 2018, Abu Dhabi avait annoncé la réouverture de son ambassade à Damas après six années de rupture, suivie peu après par Bahreïn. D’autres pays, comme l’Égypte, Oman, l’Irak ou la Jordanie, ont également assoupli progressivement leurs positions vis-à-vis de Damas. »Dans la région, tout le monde comprend que Bachar al-Assad a gagné la guerre et qu’il faut bien avoir des contacts avec lui », indique Aron Lund, analyste Moyen-Orient associé à la Century Foundation, joint par France 24.

P. Zehr

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