J’ai vécu le cauchemar dans ce logement !

Habiba, 70 ans, sans profession, est veuve et mère de 4 enfants. Cette mamie regrette l’acquisition d’un logement dans un lotissement économique. Voici le récit poignant de ce qu’elle a subi…

«L’an dernier, il m’a semblé judicieux de changer de lieu de vie. Je suis une vieille femme, veuve de surcroit qui vit de la pension de son époux. Une misère qui ne m’a jamais suffi pour vivre dignement. J’ai donc décidé de vendre le seul bien que j’avais: ma maison. Elle était devenue trop grande pour moi seule. Avec ce que j’en ai tiré, j’ai acheté deux petits appartements. J’en ai occupé un et l’autre je le loue. De cette manière, j’ai augmenté mes revenus mensuels tout en épargnant à ma vieille carcasse moult tâches ménagères extrêmement éreintantes.

Mon nouveau petit appartement, je l’ai vraiment adoré. A tel point que je l’ai entièrement rénové pour qu’il soit fonctionnel. Même si mes enfants ont eu beau m’en dissuader,  je n’en ai fait qu’à ma tête. Je leur ai fait un pied de nez en me faisant plaisir. J’estimais qu’à mon âge, c’était largement mérité. Il me semblait aussi que j’allais vivre en toute sérénité en ces nouveaux lieux. Malheureusement, je me trompais lourdement. A peine avais-je emménagé quelques mois dans mon nouveau logement que j’ai vu tout mon bel enthousiasme partir en cacahuètes.

Une fois sur place, je remarquais que mes nouveaux voisins, des couples en majorité, n’étaient vraiment pas sociables. En fait, ils m’ont snobée, j’en ai compris les raisons plus tard. Ensuite, dans cette copropriété, les anomalies insupportables, il en a plu chaque jour. A tel point que maintenant, je considère que la pire des décisions que j’aie dû prendre dans ma vie, c’est d’avoir cédé ma maison contre ce trou à rat ou pullulent des microbes de la pire espèce. Je suis tellement dégoutée de ce lieu que je ne veux plus y remettre les pieds. Pour ne pas sombrer dans la dépression ou être attaquée physiquement, je me suis installée chez ma fille.

Avec le bruit, j’en ai bavé! L’isolation entre les murs est inexistante. C’est une catastrophe que d’avoir à supporter tout ce qui se passe chez les voisins. Pour éviter d’écouter les interminables discussions, ou les disputes, en haut, en bas, à droite, à gauche, je n’ai jamais eu d’autre choix que d’augmenter le son de ma télé. Du silence, il ne fallait pas en espérer. Toute journée passée chez moi a été épuisante parce qu’accompagnée du son de savates qui trainent, de vaisselle qui tinte, de cocotte-minute qui siffle, de robinets qui grésillent, de chasses d’eau qui coulent jusqu’au petit jour. C’est un vrai supplice chinois ! A de nombreuses reprises, j’ai frôlé l’attaque cardiaque à cause des gamins du dessus qui s’amusent à lancer des cris stridents quand ils ne jouent pas à faire des bonds sur le carrelage. A chaque fois, mon pauvre petit appartement tremble et moi avec ! Le pire, est que je n’ai jamais entendu leurs parents les stopper.

Ensuite, parce que j’ai réclamé le nettoyage de nos espaces communs qui sont souillés grave, mes voisins se sont ligués contre moi. Allez comprendre comment des individus qui passent un temps infini à lustrer leur intérieur, leur bagnole, à se tirer à quatre épingles pour aller au boulot, s’en foutent complètement de fricoter étroitement avec la crasse. Ils marchent dessus, la distinguent clairement, ils en hument également les relents pestilentiels. Mais rien ! «nada» ! Ils ne bougeront pas le petit doigt pour la faire disparaitre et se dresseront contre quiconque tenterait de faire changer les choses. 

C’est justement à cause de cela qu’on m’en a fait voir de toutes les couleurs. D’abord, j’ai subi la rage d’un voisin, le responsable du syndic de l’immeuble. Il m’accusait de m’en être pris au concierge tout en me faisant remarquer qu’il n’était pas à ma solde. C’était archi faux, ce vaurien lui avait raconté n’importe quoi. Je lui avais gentiment demandé de veiller à ce qu’il s’occupe plus sérieusement du nettoyage quotidien de l’ascenseur, de la porte d’entrée et de la benne à ordure.  Je lui avais dit en passant qu’il zappait l’entretien hebdomadaire du couloir de mon étage.

Lorsque j’ai demandé calmement à ce voyou de représentant de syndic de baisser d’un ton en s’adressant à moi, il me traita de vieille bique ignorante. Il continua en me jetant toute une pile de paperasse à la figure, en me disant qu’il avait mieux à faire que de s’occuper des tares de tout un chacun. Il était allé trop loin. Je n’ai pas hésité à porter plainte contre lui. En plus, j’ai cessé de m’acquitter du montant de ma cotisation mensuelle. Pour moi, ce concierge n’assurait pas l’entretien, ni le gardiennage correctement. Je n’avais à payer le coursier des uns et des autres, point barre! Il m’en coûta que le malotru de voisin, me mit à dos tous le voisinage.  Leur guéguerre s’amorça.

Tous s’étaient ligués contre moi, pour me faire déguerpir. J’ai été agressée verbalement ; et même avec des jets de pierre par leurs ados toxicos, toujours rassemblés dehors, dans un coin, à ne rien foutre. Sidérant le non-respect des ainés n’est-ce pas ? Du jamais vu, honte à eux et surtout aux parents de ces dégénérés! Ils ne paient rien pour attendre, leur belle éducation leur sera renvoyée à la tronche bien plus vite qu’ils ne l’imaginent! Certains s’étaient amusés à déposer leur sac poubelle devant ma porte dont les pans ont été également endommagés par des graffitis. Ils m’ont aspergée d’eau sale javellisée, alors que je m’apprêtais à rentrer dans mon immeuble. Mon foulard et ma djellaba, tous neufs, étaient foutus. Plus tard, ils ont profité de mon absence, pour forcer la serrure de ma porte. Mon appartement a été pillé, saccagé, c’était un vrai règlement de compte. Et comme par hasard, cet acte de vandalisme a eu lieu le jour de congé du concierge.

Apres cela, il n’était plus question pour moi de résister à ces actes de barbarie. Il ne manquait plus à ce sinistre tableau qu’une attaque au sabre sur ma personne. Parce que je craignais réellement pour ma sécurité, j’ai dû prendre mes jambes à mon cou. Telle a été mon expérience cauchemardesque de vie dans cet appartement situé dans les lotissements économiques…».

Mariem Bennani

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