vendredi 15 décembre 2017

Saïd Ameskane, du Mouvement Populaire

«Maintenant, la situation est plus ou moins réglée»

Comment se passe cette élection ? Pourquoi Habib El Malki ? Et quel impact sur la formation du prochain gouvernement ?

Jusqu’à aujourd’hui (16 janvier 2017), Habib El Malki se trouvait être le seul et unique candidat à la présidence du Parlement. Et puis, il y a un parti politique (Parti de l’Istiqlal) qui a quitté l’Hémicycle à quelques minutes du début du vote. Et il y a eu beaucoup de bulletins blancs. Pour ce qui est de l’impact sur le gouvernement, je ne peux pas me prononcer, d’autant plus que nous ne sommes pas arrivés à une solution.

Aujourd’hui, il y a l’USFP qui monte au perchoir. Est-ce qu’il va se contenter de cette présidence ou va-t-il encore réclamer des portefeuilles ministériels?

Ils sont, comme je l’entends ici et là, trop exigeants. On ne sait pas ce qui va se passer. Est-ce que le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, va oui ou non se plier à ces exigences socialistes? Est-ce qu’il va les satisfaire? Comment va se terminer cette histoire? Personnellement, je ne saurais répondre clairement. Il faut attendre.

Pourrait-on refaire les élections ?

Il faut, à mon sens, éviter l’organisation de nouvelles élections, parce que cela va créer énormément de problèmes et exiger toute une logistique. Et puis, on ne peut pas garantir le pourcentage des votants. Déjà, nous avons eu une toute petite participation. Nous aurions peut-être encore un taux de participation  inférieur, si nous revenions aux urnes. En plus, un milliard de dirhams, c’est coûteux.

Quelle suite alors ?

Le président de la Chambre des représentants vient d’être élu, on débloque une situation actuellement très délicate du fait que tous les budgets d’équipement sont bloqués, en plus de l’impact sur l’économie, sur l’entreprise aussi. Et il n’y a pas de gouvernement. Donc, on ne peut même pas débattre. Maintenant, la situation est plus ou moins réglée et le Parlement va travailler sur son règlement intérieur. Le reste devra attendre le prochain gouvernement.

Propos recueillis par Mohammed Nafaa

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