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La rhue, el fijel

La rhue, ou rue en latin, c’est «ruta graveolen». Au Maroc, nous l’appelons «el fijel». Cette petite plante était considérée comme sacrée et protectrice. D’ailleurs, selon certains récits anciens, il suffisait de joindre un bouquet de rhue fraîche à son bain pour contrer les maléfices de sorciers et la maladie.

Les Romains en portaient ou en mâchouillaient des brindilles pour éloigner d’eux le mal ou le mauvais œil. La rhue a toujours été utilisée en tant que remède pour soigner et soulager plusieurs maladies.
Chez nous, les herboristes et la médecine populaire conseillent de boire «el fijel», en infusion pour son pouvoir vermifuge, aux femmes qui souffrent d’absence ou d’insuffisance de règles, mais avec parcimonie. Elle est souvent utilisée en fumigation contre les envoutements, l’hystérie ou le spleen. Dans le monde, beaucoup de populations connaissent la rhue et l’emploient comme remède parce qu’elle donne d’excellents résultats en usage interne et externe. En tisane, elle est bue pour régulariser les troubles digestifs ou contre les ascarides. En bain, elle est souveraine contre toutes sortes de poux (corps, cheveux ou poils) et en bain de bouche contre les ulcérations gingivales. Il existe des digestifs alcoolisés à base de rhue, des parfums pour chasser le stress et purifier son mental. Beaucoup perpétuent encore des rites anciens qui consistent à en planter devant leurs portes afin de barrer la route aux mauvaises ondes et à la maladie.

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