Sahara | Le Conseil de sécurité annonce la couleur de sa résolution annuelle

Sahara Le Conseil de sécurité annonce la couleur de sa résolution annuelle

L’adoption d’une nouvelle résolution sur le Sahara est prévue le 28 octobre 2020. En vertu de cette résolution, dont le ton est donné, le mandat de la Minurso devrait également être renouvelé pour 12 mois supplémentaires, comme l’a recommandé le SG, Antonio Guterres.

A moins d’une semaine avant la date prévue pour l’adoption de ladite résolution, le Conseil de Sécurité enchaîne les réunions et les consultations, durant lesquelles les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien au processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations-Unies depuis 2007, pour trouver une solution au conflit du Sahara.

Pour une solution négociée sous les auspices de l’ONU

Les membres du Conseil de Sécurité ont réitéré leur appui au processus des tables rondes avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario. Ils ont souligné que la reprise des tables rondes est nécessaire, en précisant que cette reprise doit se faire sur la base des progrès réalisés par l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler. Durant ces consultations à huis clos, tenues mercredi 14 octobre 2020, plusieurs pays membres du Conseil de Sécurité, ont réitéré leur appui à l’initiative marocaine d’autonomie dont le sérieux et la crédibilité ont été consacrés dans les précédentes résolutions de l’ONU au sujet du Sahara, depuis sa présentation par le Maroc en 2007.  S’agissant du climat qui règne au Sahara, les membres du Conseil ont salué le calme qui prévaut dans cette région, comme en atteste le dernier rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres qu’il a soumis aux membres du Conseil de Sécurité, début octobre 2020

Les membres du Conseil se sont aussi félicités du rôle de la Minurso dans la supervision du cessez-le-feu, qui constitue son mandat principal, tel que souligné par le Secrétaire général dans son dernier rapport sur la situation au Sahara. S’agissant de la situation dans les camps de Tindouf en territoire algérien, un grand nombre de délégations d’Etats membres du Conseil de Sécurité, ont déploré la situation prévalant dans ces camps, où les populations qui vivent dans une prison à ciel ouvert subissent de multiples exactions et violations de leurs droits par les milices armées du Polisario, mais aussi par l’Algérie, comme cela vient d’être le cas dans le camp nommé «camp de Dakhla», selon les témoignages de Sahraouis de ces camps de Tindouf.

Pour rappel, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté, le 30 octobre 2019, la résolution 2494 par laquelle il a souligné la nécessité de parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara. Ce qu’approuve le Maroc dont l’initiative d’autonomie présentée en 2007 constitue la solution politique à ce dossier, une solution qualifiée par l’ONU de «crédible» et «sérieuse».

Soutien à l’initiative d’autonomie devant la 4ème Commission

Par ailleurs, plusieurs pays ont exprimé, devant la quatrième Commission de l’Assemblée Générale de l’ONU, réunie le 16 octobre 2020 à New-York, leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, comme base à toute solution au différend autour du Sahara. Lors de cette réunion, l’accent a été particulièrement mis sur la nécessité de poursuivre le processus de négociations pour parvenir à une solution politique durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara.

Intervenant à cette occasion, l’Ambassadeur représentant permanent adjoint de la Côte d’Ivoire à l’ONU a d’abord salué le nouveau modèle de développement au Sahara lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2015. Le diplomate ivoirien a également renouvelé le soutien de la Côte d’Ivoire au processus politique mené sous l’égide exclusive des Nations Unies, saluant la détermination de l’ONU à trouver une solution définitive au dossier du Sahara, fondée sur le réalisme et l’esprit de compromis, comme l’ont recommandé les 16 résolutions du Conseil de Sécurité adoptées depuis 2007, notamment la résolution 2494.

De son côté, le Koweït a réitéré son soutien à l’initiative d’autonomie en tant que choix constructif pour parvenir à une solution acceptable par l’ensemble des parties à ce différend. Dans son intervention devant la quatrième Commission de l’Assemblée Générale de l’ONU, le représentant du Koweït a insisté sur «la nécessité de respecter l’unité et la souveraineté du Maroc», rappelant la position des Etats du Golfe concernant la question du Sahara «exprimée lors du sommet Maroc-pays du Golfe à Riyad le 20 avril 2016». À cet égard, le diplomate koweïtien a exprimé le souhait qu’«une solution à la question du Sahara marocain puisse intervenir le plus tôt possible».

A son tour, le Sénégal a souligné que l’initiative marocaine d’autonomie «constitue une solution de sortie de crise pragmatique qui repose sur l’édification d’une société moderne, dans le respect de la souveraineté du Royaume». Même son de cloche du côté de l’ambassadeur représentant permanent de la Gambie à l’ONU. Le diplomate gambien a en effet réaffirmé devant la quatrième Commission, son ferme appui à l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud, ajoutant que son pays estime que «cette initiative présentée par le Maroc en 2007, répond également aux normes internationales…».  L’Assemblée Générale des Nations Unies se compose de six grandes Commissions. Chacune d’elles est spécialisée dans un domaine qui lui est propre. 

ML

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