
Les Assises africaines du gouvernement ouvert (AAGO) constituent un moment stratégique pour le continent africain, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.
Ouvrant ces Assises, la ministre a indiqué que l’événement qui vise à renforcer l’ancrage politique du gouvernement ouvert sur le continent africain, traduit une volonté collective de faire évoluer l’action publique vers davantage de transparence, d’efficacité et de proximité avec le citoyen.
Dans le contexte de l’Afrique qui avance avec détermination, la gouvernance ouverte s’impose comme un levier structurant incarnant les principes de la démocratie participative et peut renforcer la légitimité de l’action publique, améliorer la performance des institutions et consolider le lien de confiance avec les citoyens, a-t-elle souligné.
Au Maroc, a-t-elle poursuivi, cette orientation s’inscrit dans une vision constante portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, plaçant le citoyen au centre des politiques publiques, valorisant la responsabilité institutionnelle et consacrant la participation comme principe fondamental de la gouvernance.
Pour sa part, le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a indiqué que ces Assises sont porteuses de plusieurs enjeux, qui constituent également les principes et valeurs de l’Open Government Partnership (OGP), dont l’ouverture, la transparence et la garantie de l’accès à l’information et de son exploitation, outre l’inclusion et la participation citoyenne.
“La dimension parlementaire est présente dans ces Assises, en tant qu’expression du rôle des institutions législatives dans la consolidation des valeurs et des principes du Partenariat pour des institutions ouvertes, tant en ce qui concerne l’adoption des législations y afférentes que le contrôle de l’action du gouvernement dans la mise en œuvre de ces principes, ainsi que l’évaluation des politiques publiques qui s’y rapportent”, a-t-il relevé.
De son côté, le Gouverneur, directeur de la Coopération, de la documentation et des études à la Direction générale des collectivités territoriales, Abdelouahab El Jabri, a fait savoir que le principe d’ouverture constitue un levier essentiel pour une mise œuvre participative de la régionalisation avancée au Maroc, étant donné que son application au sein des collectivités territoriales contribue au renforcement de la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques locales et de son engagement vis-à-vis de la société.
Citant dans ce sens la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré, M. El Jabri a souligné qu’une nouvelle approche a été adoptée, qui définit les priorités des programmes selon les besoins exprimés localement par les citoyens et vise à unifier les efforts des différentes parties prenantes autour de priorités et de projets clairs ayant un impact tangible sur les citoyens.
A son tour, la ministre déléguée française chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit s’est, d’emblée, félicitée de l’engagement des pays membres de l’OGP, dont le Maroc, et des réformes entreprises pour garantir une gouvernance efficace, une société transparente et un accès juste aux services publics.
Elle n’a pas manqué de rappeler que depuis son adhésion à l’OGP en 2018, le Maroc a choisi d’adopter une loi ambitieuse sur le droit d’accès à l’information, tout en engageant une transformation numérique de son administration publique et en avançant sur la voie d’une régionalisation qui rapproche concrètement les décisions des citoyens.
Le directeur général du Partenariat pour un gouvernement ouvert, Aidan Eyakuze, a, quant à lui, relevé que la maturité croissante, la confiance et le leadership dont fait preuve l’Afrique la placent désormais au cœur du mouvement du gouvernement ouvert, contribuant activement à en façonner une nouvelle phase, ajoutant que cette dynamique renforce l’ancrage des réformes, favorise la confiance des citoyens et consolide la transparence, l’intégrité et la durabilité des politiques publiques.
Parallèlement, un second tournant s’opère autour du leadership, avec des pays africains qui, au-delà des réformes internes, s’affirment sur la scène régionale et internationale en matière de gouvernance ouverte, a-t-il fait observer.
Placé sous le thème “Vers une Afrique ouverte”, cet événement, organisé par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration en partenariat avec l’Open Government Partnership et Expertise France – Groupe de l’Agence Française de Développement (AFD), s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui aux gouvernements ouverts francophones (PAGOF).
Cette rencontre de trois jours qui s’est ouverte, mardi à Rabat, connaît la participation de hauts représentants des administrations publiques, des institutions nationales et territoriales ainsi que des organisations de la société civile issues de plusieurs pays africains.
Elle vise à mettre en lumière les réformes et initiatives concrètes engagées par les pays participants et promouvoir une approche intégrée et inclusive du gouvernement ouvert à l’ensemble des niveaux de gouvernance nationale et territoriale, ainsi qu’au sein des différents pouvoirs publics.
Étant un espace stratégique de dialogue, de partage d’expériences et de valorisation des bonnes pratiques en matière de gouvernement ouvert, les AAGO ambitionnent de consolider le rôle de ce modèle en tant que levier structurant de transparence, de redevabilité, de lutte contre la corruption et d’amélioration de la qualité des services publics au bénéfice des citoyens.
LR/MAP
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