mercredi 17 janvier 2018
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Mon mari, un inconscient !

Mahani, 45 ans, cadre, est mariée et mère de deux enfants. Aujourd’hui plus qu’hier, le comportement de son mari lui est insupportable. Elle raconte pourquoi…

«Je n’en peux plus,  j’ai envie de tout plaquer et m’en aller quelque part pour faire le vide. C’est la première fois pour de vrai que je ressens le besoin d’être égoïste, d’abandonner la partie et de lâcher prise. Parce que j’estime que ce droit, jamais personne ici ne me l’accordera.

Qui se rend compte au final de ce «trop» porté sur le dos et sur le cœur et si longtemps, qui m’a épuisé à ce point? Cela fait des années que je supporte avec courage et assiduité tant de responsabilités, alors que, normalement, elles devaient être partagées avec mon conjoint. C’est justement de ce dernier qu’il est question.

Je ne supporte plus ne serait-ce que l’infime iota de son éternel comportement. Pourtant, l’incongru dans ma situation, c’est que je ne me résous pas encore à sauter par-dessus le navire. Cette lâcheté vis-à-vis de moi-même me sidère, moi la première. Et vas-y que je continue à me doper à coup de: «- Ce n’est pas faisable! – Tes enfants, qu’adviendra-t-il d’eux? – Détruire cet équilibre si durement acquis est complètement absurde! – Tu ne peux te permettre de faire comme lui quand même!». Eh oui, ce sont ces petites phrases qui gèlent le volcan qui pantelle en mon for intérieur.

Mon mari, c’est un être bizarre. Il est d’un genre peu commun. Il refuse obstinément de grandir. Depuis que nous sommes en couple, c’est toujours moi qui me suis crevée à gérer, planifier et régler le tout.  Mon cher époux, lui, n’en a jamais eu que pour son job, ses potes, ses virées et ses piètres vantardises d’adulte attardé. Moi, malgré mon jeune âge par rapport au sien, je suis son contraire. J’ai toujours espéré devenir une adulte accomplie. Il me fallait donc à tout prix réussir mon couple, avoir une belle et enviable situation sociale et garantir à mes enfants le meilleur pour leur avenir.

Et pour que cela soit possible avec un homme comme le mien à mes côtés, il fallait me lever tôt. Plus de mille fois, le salaire de monsieur avait failli partir dans tous les sens, sauf dans le bon. Le pire était que le même sort était in extremis réservé au mien. Il m’en a fallu des ruses pour éviter les catastrophes. D’ailleurs, il n’y a eu que l’achat de notre maison à crédit pour le mettre hors d’état de nous nuire. Mais aujourd’hui, ces limites sont dépassées.

Je n’ai jamais été attendrie en remarquant que mon époux était le premier à se servir des jouets des enfants qu’il avait choisis. Toujours le premier à tenter les jeux vidéo, les PlayStations et le reste. Cela me navrait mais, au moins, ça l’occupait à rester à la maison et à ne pas sortir faire mumuse avec son bolide de malheur. Je ne rêvais que de la vente de ce tas de ferraille bruyant et polluant. Et pour cause, j’en avais marre de ces frais supplémentaires et inutiles que je me voyais obligée d’inclure dans ma longue liste.

En plus, il pleuvait quelques cadeaux de ses sorties. Il me rapportait quelques paumés comme lui, pour finir la soirée «at home».  Je n’ai jamais dormi que d’un œil, de peur d’être encore accablée par je ne sais quelle catastrophe dans le mobilier et dans le voisinage.  Ce qui m’est toujours resté en travers de la gorge, c’est de ne jamais avoir été épaulée dans ma lutte contre ce travers comportemental par ma belle-famille. Son père et sa mère m’ont taxée d’arriviste, d’affairiste. Selon eux, je n’étais pas assez bien pour leur vieux «petit rejeton». Parfaitement! C’était moi qui le martyrisais et qui l’avais rendu vieux prématurément. C’était scandaleux, miséreux que mon acharnement pour la stabilité financière ou pour l’éducation de mes enfants. J’ai coupé court à l’intrusion néfaste dans notre vie en restant éloignée d’eux pour toujours. Je voudrais tellement les voir aujourd’hui et entendre ce qu’ils ont à dire sur la cadence à laquelle leur fils dilapide leur fortune.

Depuis que mon mari a touché son héritage, plus rien ne va dans notre couple. Avec moi, il a coupé l’écoute. Même mes menaces de l’abandonner, les enfants y compris, n’ont plus le moindre effet sur lui. Il n’en fait qu’à sa tête. Monsieur, délivré de toute inquiétude sur le plan financier, a fait le tour du monde trois fois. D’ailleurs, sitôt qu’il est de retour à la maison, le voilà reparti. Il plie bagage dare-dare pour une destination lui assurant ce qu’il idolâtre, à savoir le divertissement et le farniente. Dans la foulée, il a même décidé, sans me consulter, de prendre sa retraite pour se consacrer totalement à ses hobbies. Chaque fois que je lui parle de nous débarrasser au moins de tous nos crédits, il fait la sourde oreille et me plante au beau milieu de mes discours.

Notre maison, moi et les enfants ne sommes plus pour lui qu’un désuet port d’attache. Un hôtel minable, comparé au luxe qu’il s’offre, mais qu’il considère tout de même comme étant sa propriété pour l’éternité. C’est assez normal, puisque sa gérance et ses factures ont toujours été mon souci. En revanche, ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il y a de la nouveauté de ce côté. Cernant mieux la toxicité de cet individu dans mon existence, je suis à deux doigts d’exploser. C’est seulement que mon déclic n’est pas encore tout à fait au point. Mais, l’individu ordinaire à sa solde et sous contrat à vie que je suis s’est réveillé. Et ça va changer!»  

Mariem Bennani

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