Assemblées annuelles de la BAD | Les investissements climatiques en Afrique aptes à générer des bénéfices

Les participants à un panel tenu, jeudi à Charm El Cheikh en marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), ont affirmé que les investissements climatiques en Afrique sont aptes à générer des bénéfices.

Lors de ce panel, initié sous le thème “tirer parti d’instruments de financement innovants pour mobiliser les investissements privés dans le domaine du climat en Afrique”, les intervenants ont insisté sur la nécessité de changer de stratégie et d’approche pour permettre au secteur privé de percevoir les investissements climatiques comme moins risqués, aptes à générer des bénéfices.

“Face au faible niveau des financements privés dans le secteur du climat en Afrique, nous devons réfléchir à des modes de financements innovants, imaginer des solutions à l’échelle africaine et catégoriser les besoins”, a dit le vice-président de la Banque chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation, Solomon Quaynor.

Et de poursuivre : “Les banques multilatérales et les institutions financières de développement doivent repenser leurs outils et approches, intégrer de nouvelles catégories comme les fonds de pension et d’autres mécanismes innovants en Afrique, pour attirer davantage d’investissements privés en faveur du climat”.

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Pour sa part, le directeur général, responsable des Solutions de portefeuille, Financement innovant et Marchés de croissance à la banque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), Christopher Marks, a souligné que dans un contexte de ressources limitées, “nous ne pouvons nous permettre de dépenser des fonds sans avoir des assurances en matière d’additionnalité financière”.

“Nous ne pouvons pas évacuer la question des risques. Il faut réfléchir à la manière d’utiliser les fonds de pension et les fonds souverains en Afrique”, a-t-il noté.

Selon la ministre égyptienne de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat, la politique en matière de climat repose sur trois axes à savoir l’engagement, la clarté et la crédibilité.

Ainsi, la question du risque des investissements en Afrique est largement revenue dans les discussions.

Pour le vice-président chargé des opérations d’investissement, de Asia Infrastructure and Investment Bank, Konstantin Limitovskiyle, le mot clé est “dérisquer” parce que le secteur privé cherche des voies pour “multiplier par deux ou trois ses investissements”.

“Notre portefeuille opérationnel est d’environ 9,5 milliards de dollars mobilisés. C’est une tâche énorme et extrêmement difficile”, a-t-il souligné.

Cette édition des assemblées, organisée sous le thème “Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique”, constitue une occasion pour les gouverneurs du Groupe de la BAD de réfléchir aux moyens de mobiliser plus solidement l’investissement privé dont l’Afrique a besoin pour atteindre ses objectifs urgents en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets.

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Le thème général de cette édition reflète l’urgence croissante exprimée par les dirigeants africains pour une accélération marquée des efforts visant à limiter, d’ici 2100, l’augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Il s’agit là d’un impératif pour protéger les pays les plus vulnérables, en particulier ceux du continent africain.

Les Assemblées annuelles sont l’événement le plus important de la BAD. Elles réunissent environ 3.000 délégués et participants chaque année.

Elles permettent à l’Institution de faire le point, avec ses actionnaires, sur les progrès réalisés et constituent un forum unique d’échange sur des questions clés concernant le développement de l’Afrique pour les représentants des gouvernements, des entreprises, de la société civile, des groupes de réflexion, des universités et des médias.

LR/MAP

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