Sri-Lanka | Crise majeure

Sri-Lanka

Le , la «perle de l’océan Indien» aux atouts considérables, est un pays en faillite, contraint à la mendicité pour survivre. Et au bord de l’insurrection. Son avenir est désormais entre les mains de ses principaux bailleurs de fonds, la et l’Inde, et la révolte populaire a contraint l’exécutif à décréter l’état d’urgence.

Après des mois de privations, la colère des Sri-lankais a éclaté, le 15 mars. La foule a tenté d’envahir la résidence présidentielle, exigeant le départ du chef de l’Etat, Gotabaya Rajapaksa et de son frère, Mahinda Rajapaksa, premier ministre. Chaque jour, les manifestants défient les autorités aux cris de «Va-t’en Gota !» Mais le couple exécutif s’accroche au pouvoir. 

Il a décrété l’état d’urgence le 1er avril, provoqué la démission de l’ensemble du cabinet deux jours plus tard et invité l’opposition à former un gouvernement d’union. La manœuvre a échoué. Les frères Rajapaksa ont perdu la majorité au Parlement, après une série de défections. Le navire prend l’eau de toutes parts.

Le pays de 21,9 millions d’habitants est en proie à une crise économique et financière d’amplitude inédite depuis son indépendance, en 1948. Il est surendetté et ses réserves de change sont au plus bas. Fin janvier, il ne lui restait que 2,07 milliards de dollars, à peine de quoi financer un mois d’importations. L’Etat n’a même plus assez de billets verts pour acheter le carburant nécessaire au fonctionnement de ses centrales thermiques.

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Très dépendante de l’extérieur, l’île manque de tout: d’essence, de gaz, de et de produits aussi essentiels que le riz, le lait en poudre ou les lentilles. Les magasins ont dû instaurer un système de rationnement pour éviter que les habitants ne stockent des denrées. Les écoles ont reporté les examens trimestriels, par manque de papier. Les hôpitaux, à court de produits anesthésiques, ont suspendu les opérations chirurgicales non urgentes. La liste des privations s’allonge chaque jour. Les Sri-lankais n’en peuvent plus. Depuis le début du mois de février, leur quotidien est rythmé par les coupures d’électricité, les pénuries et les hausses brutales des .

P. Zehr

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