Réglementation du Cannabis | La nouvelle arme du Maroc

Le s’oriente vers l’octroi de licences de , de transformation et de vente du à des fins thérapeutiques et industrielles.

C’est dans cette optique que s’inscrit le , portant réglementation de l’usage du chanvre indien à des fins licites. Le texte de loi prévoit des dispositions relatives, notamment à la création d’une Agence nationale du . Sa mission principale sera de superviser toute la chaine de valeur du , de la production à l’exportation en passant par la plantation, la fabrication, la transformation et la commercialisation du chanvre indien.

Une démarche nécessaire et salutaire

En réglementant les activités liées à la et l’utilisation du cannabis, le Maroc veut attirer des investissements et des entreprises spécialisées dans l’usage industriel de cette plante. L’objectif consiste également à barrer la route aux intermédiaires et distributeurs qui s’enrichissent grâce à la du cannabis, aux dépens des «petites gens», cette main-d’œuvre bon marché qu’ils emploient, principalement dans les villes de Ketama et . La réglementation de la du cannabis, aura un impact positif sur cette catégorie de Marocains qui pourront améliorer leurs revenus et bénéficier du droit à l’intégration dans le circuit formel. Au Maroc et selon des estimations, la culture du cannabis fait vivre entre 90.000 et 140.000 personnes. 

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Rappelons que le Royaume avait réussi à réduire les surfaces de cannabis de 134.000 ha à 47.500 ha entre 2003 et 2011, dans le cadre d’un programme de reconversion, qui n’a pas réellement porté ses fruits. Plusieurs raisons expliquent cela, principalement une certaine résistance de la part de la population locale qui hésite à se lancer dans une reconversion professionnelle, outre le fait que les filières qui ont du succès comme l’oléiculture, ont besoin de beaucoup plus de temps pour devenir rentables, contrairement au cannabis dont le délai de germination, de croissance et de floraison, ne dépasse pas 5 mois.

Mohcine Lourhzal

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