Chine | Le Maroc met en avant ses atouts pour attirer les investisseurs du Zhejiang

Chine | Le Maroc met en avant ses atouts pour attirer les investisseurs du Zhejiang

Le Maroc a présenté, lundi à Hangzhou, chef-lieu de la province du Zhejiang (est de la Chine), ses opportunités d’investissement à une trentaine d’entreprises locales, en mettant en avant ses atouts et son positionnement comme plateforme industrielle et logistique ouverte sur les marchés européens, africains et atlantiques.

Cette rencontre, organisée par le Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT), s’inscrit dans un programme de promotion économique déployé dans plusieurs provinces chinoises, visant à faire connaître aux opérateurs locaux les conditions d’investissement au Maroc et à identifier de nouvelles perspectives de coopération industrielle et technologique.

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Chine, Abdelkader El Ansari, a souligné les avantages compétitifs du Royaume, notamment sa position géographique stratégique, la qualité de ses infrastructures portuaires et logistiques, le développement de ses écosystèmes industriels ainsi que les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et stimuler l’investissement productif.

Le diplomate a également mis en avant la nouvelle Charte de l’investissement et les mécanismes d’accompagnement mis en place par les autorités marocaines pour faciliter la réalisation des projets, soutenir la création d’emplois et encourager les investissements à forte valeur ajoutée.

Le choix du Zhejiang revêt un intérêt particulier au regard du poids économique de cette province côtière, dont le produit intérieur brut (PIB) a atteint plus de 1.323 milliards de dollars en 2025.

Quatrième économie provinciale chinoise, derrière le Guangdong, le Jiangsu et le Shandong, le Zhejiang se distingue par la densité de son tissu entrepreneurial, la diversité de ses activités industrielles et le dynamisme de son secteur technologique.

Les entreprises présentes relèvent de plusieurs secteurs susceptibles de créer de nouvelles synergies avec l’économie marocaine, dont l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, les biotechnologies et le diagnostic médical, l’automobile, l’électronique, les équipements industriels, le numérique, les énergies renouvelables, ainsi que les services financiers et l’assurance.

Le secteur automobile illustre le potentiel de ces complémentarités. Avec une capacité de production supérieure à un million de véhicules par an, un réseau de plus de 270 équipementiers et des exportations de 16,6 milliards de dollars en 2025, le Maroc dispose d’une base industrielle solide pour renforcer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales, en particulier dans la mobilité électrique, a relevé M. El Ansari.

Les perspectives de coopération concernent également les infrastructures, la logistique et les technologies, alors que le Royaume entend consolider sa position de base de production et d’exportation vers plusieurs marchés internationaux. Son réseau d’accords commerciaux, conjugué au développement de ses infrastructures et de ses zones industrielles, constitue un levier pour les entreprises souhaitant diversifier leurs implantations et élargir leurs débouchés, a-t-il ajouté.

Les liens économiques entre le Maroc et le Zhejiang reposent déjà sur une présence entrepreneuriale significative : une centaine d’entreprises de la province entretiennent des relations d’affaires avec le Royaume, dont une vingtaine y ont réalisé des investissements.

Les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 12 % en 2025 et poursuivraient leur croissance en 2026, avec une hausse de l’ordre de 30 %. Le Maroc représente par ailleurs près de 50 % des échanges commerciaux du Zhejiang avec l’Afrique.

La province entretient en outre des liens de coopération avec plusieurs collectivités territoriales marocaines, à travers les partenariats entre Hangzhou et Agadir, entre Ningbo et Marrakech, ainsi que le rapprochement engagé avec la région de Béni Mellal-Khénifra.

La coopération économique se traduit aussi par des projets industriels concrets. Dans la zone Tanger Tech, le groupe chinois Hailiang développe un projet consacré aux matériaux en cuivre. Selon les informations communiquées par le groupe en août 2026, une première ligne d’une capacité annuelle de 50.000 tonnes avait été installée et se trouvait en phase de mise en service.

À travers cette série de rencontres organisées dans plusieurs provinces chinoises, le Maroc entend renforcer sa visibilité auprès des investisseurs locaux, promouvoir les complémentarités entre les deux économies et favoriser l’émergence de nouveaux projets industriels et technologiques au service du partenariat stratégique entre Rabat et Beijing.

LR/MAP

,
,
,
,

Voir aussi

Programme gouvernemental | Les conseillers appellent à des actions concrètes aux attentes sociales des citoyens

Programme gouvernemental | Les conseillers appellent à des actions concrètes aux attentes sociales des citoyens

Des groupes et des groupements à la Chambre des Conseillers ont appelé, mercredi, à répondre …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

,
,