
Bank Al-Maghrib (BAM) vient de publier son rapport annuel sur les infrastructures de marchés financiers et les moyens de paiement pour l’exercice 2025.
Le rapport se compose de trois parties, consacrées respectivement aux infrastructures de marchés financiers, au panorama et à la surveillance des moyens de paiement, ainsi qu’au développement et à la transformation de l’écosystème des paiements.
Parmi les points saillants de ce rapport, il est à noter que les actions de surveillance conduites par la Banque ont confirmé la résilience globale des infrastructures de marchés financiers (IMFs), avec une amélioration de leur profil de risque et un renforcement progressif de leur maturité en matière de cyber-résilience.
Dans ce cadre, l’année 2025 a été marquée par la mise en production de la nouvelle version du Système de Règlements Bruts du Maroc, conforme à la norme ISO 20022, offrant davantage de sécurité, de résilience et d’efficience des règlements en monnaie banque centrale.
Par ailleurs, les travaux relatifs à l’opérationnalisation du Marché à Terme et de la Chambre de Compensation de Contrepartie Centrale ont franchi de nouvelles étapes sur les plans tant réglementaire, prudentiel qu’opérationnel.
S’agissant des moyens de paiement, les usages des moyens de paiement scripturaux ont continué à se diversifier, portés notamment par la progression des paiements instantanés, des paiements par carte ainsi que des solutions de paiement mobile. Cette évolution traduit une transformation progressive des comportements et une demande croissante pour des services de paiement plus rapides, accessibles et adaptés aux besoins des usagers.
Le rapport relève toutefois que la hausse simultanée des paiements électroniques et de la monnaie fiduciaire montre que le développement de solutions numériques ne se traduit pas systématiquement par un recul du cash, l’enjeu étant désormais d’ancrer l’utilisation de ces solutions dans les transactions du quotidien, notamment les paiements de proximité et les opérations de faible montant.
Dans ce sens, la Banque centrale a engagé une nouvelle phase de son action en faveur d’un recours accru aux moyens de paiement électroniques. La Stratégie de Développement des Paiements (2024-2028) place la transformation des usages au cœur des priorités de la Banque.
Les travaux sur le Schéma National de Paiement ambitionnent d’instaurer un cadre davantage intégré et inclusif, fondé sur des règles et des standards communs, tandis que l’ouverture du marché de l’acquisition et les travaux sur le plafonnement des commissions d’interchange visent à améliorer les conditions d’acceptation, en particulier auprès des petits commerces. Le Fonds de Développement de l’Acceptation des moyens de paiement électroniques a, pour sa part, été officiellement institué début 2026.
Enfin, BAM a renforcé la surveillance des moyens de paiement à travers des actions soutenues de contrôle sur place, un suivi rapproché des incidents opérationnels et des dispositifs de lutte contre la fraude, et poursuivi ses travaux d’exploration autour de la Monnaie Digitale de Banque Centrale et des crypto-actifs.
Sur le plan régional, son adhésion en juin 2025 au système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) a marqué une nouvelle étape dans l’intégration de l’écosystème national des paiements, dans le prolongement de son adhésion au système BUNA en 2023, souligne le rapport.
LR/MAP
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