
Le Maroc a lancé, mardi à Tanger, une série de sessions thématiques consacrées à sa contribution au 8e Congrès mondial de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), mettant en avant son expérience et les solutions développées dans plusieurs domaines clés du développement territorial.
Dans une déclaration à la presse en marge des travaux de cet événement d’envergure, placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la directrice du programme scientifique de la contribution marocaine au congrès, Firdaous Oussidhoum, a souligné que ces sessions s’inscrivent dans les grandes priorités des débats internationaux actuels, notamment le climat et la résilience, le logement et la réduction des inégalités, ainsi que les finances locales et leur lien avec l’architecture financière internationale.
Ces sessions, a-t-elle enchaîné, se veulent également une occasion de débattre de la gouvernance des flux migratoires à l’échelle mondiale, tout en soulignant le rôle des diasporas marocaine et africaine dans l’élaboration de politiques publiques plus inclusives, tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine.
La responsable a, par ailleurs, insisté sur la coopération décentralisée comme axe central de la contribution du Royaume, rappelant que le Maroc s’est imposé comme une référence en matière de résilience et de gestion des crises.
Elle a cité, à cet égard, l’expérience du Royaume dans la gestion de la pandémie de Covid-19, des épisodes d’inondations ainsi que du séisme d’Al Haouz, estimant que ces expériences confortent l’approche marocaine en matière de gestion des catastrophes et d’adaptation aux enjeux climatiques.
Mme Oussidhoum a ainsi réaffirmé l’engagement du Maroc à partager son expérience avec la communauté internationale, afin de contribuer aux réflexions menées au niveau onusien sur des solutions innovantes face aux défis du changement climatique et de la résilience des territoires.
Cet événement international d’envergure, placé sous le thème « Une nouvelle génération de services publics locaux inclusifs », réunit plus de 3.000 participants, parmi lesquels des ministres chargés de la décentralisation et des collectivités locales, des maires de grandes métropoles et de capitales mondiales, ainsi que de nombreux experts, acteurs économiques, professionnels de la gestion locale et représentants des médias.
Lors de cette édition, qui se poursuivra jusqu’au 25 juin, les débats portent essentiellement sur les enjeux de la transition urbaine durable, de la résilience climatique, de l’innovation dans la gestion des services publics locaux, du financement territorial, de la transition numérique et du renforcement de la participation citoyenne.
LR/MAP
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