
Les mutations internationales et les enjeux d’un nouvel équilibre mondial ont été au centre d’un colloque organisé, samedi à Essaouira, avec la participation d’un parterre de chercheurs et experts de plusieurs disciplines.
Lors de cette rencontre initiée par le Centre d’études et de recherches sur la culture et le droit hébraïques au Maroc, en partenariat avec la Maison Maroc pour la paix et la Fondation Konrad Adenauer – Maroc, les intervenants ont échangé autour des dynamiques d’adaptation des nouveaux mécanismes de paix aux défis contemporains.
Les conférenciers ont, dans ce cadre, attiré l’attention sur l’urgence de préserver cette “humanité commune” et de redonner tout son sens à l’universalité, dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, appelant à mettre fin aux hostilités et à promouvoir les valeurs de respect, d’altérité et de responsabilité morale collective.
Dans une déclaration à la MAP, Abdellah Ouzitane, Président-fondateur du Centre d’études et de recherches sur la culture et le droit hébraïques au Maroc, a souligné que cette rencontre tenue à Essaouira, “cité de tous les rêves” marquée par la richesse de ses identités plurielles, constitue une initiative porteuse d’un message fort en faveur de la paix, dans un contexte international marqué par la multiplication des crises, conflits et fractures.
Il a relevé que cette rencontre vise à porter “une voix marocaine de sagesse et de responsabilité”, appelant à privilégier la convergence plutôt que la divergence, et à réaffirmer, depuis Bayt Dakira, symbole de mémoire et de coexistence, que la paix, bien que mise à l’épreuve, demeure vivante, mais reste une responsabilité morale collective impliquant toutes les générations, notamment les jeunes.
M. Ouzitane a également mis en relief le rôle central de l’éducation et de la culture comme remparts contre l’extrémisme et la haine, évoquant les projets en cours, notamment la création d’une université internationale des sciences et de la culture (Tétouan-Essaouira), ainsi que le lancement d’initiatives portées par la jeunesse, dont une association de jeunes leaders de la paix, en partenariat avec plusieurs institutions nationales et internationales.
De son côté, Miloud Loukili, professeur à l’Université Mohammed V de Rabat, a relevé que cette rencontre constitue une occasion de débattre de la paix à une époque où le monde en a particulièrement besoin, notamment avec l’amplification de plusieurs crises internationales.
“Le Maroc demeure un pays bâtisseur de paix et de dialogue, rappelant son attachement constant au respect du droit international et aux valeurs universelles de paix”, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le représentant de la Fondation Konrad Adenauer résident au Maroc, Steven Höfner, a noté que ce colloque international constitue une opportunité de réflexion autour des valeurs fondamentales qui unissent les sociétés, dans un contexte mondial marqué par l’accélération des crises économiques, sécuritaires, alimentaires et environnementales.
Cette rencontre vise à dépasser le simple débat théorique pour promouvoir des initiatives concrètes favorisant le dialogue entre les cultures et les civilisations, a-t-il poursuivi, faisant observer que ce type d’échanges est de nature à renforcer la coexistence et à apporter des réponses aux défis auxquels fait face le monde aujourd’hui.
Placé sous le thème “Faire grandir la paix pour bâtir autrement l’avenir: une approche multi-dimensionnelle”, ce colloque est organisé dans le cadre des travaux de la 1ère session du Conseil d’Administration de l’Université des sciences de la culture et du patrimoine Tétouan-Essaouira (27-28 mars).
Au programme figurent diverses thématiques portant notamment sur le partenariat atlantique et la coopération multilatérale, l’ordre mondial et les dynamiques de contestation, les défis de la construction d’une paix inclusive, ainsi que la place du dialogue des civilisations dans les Discours Royaux.
LR/MAP
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