Tunisie L’impossible consensus

Mehdi joma

Un total de 146 articles et quelque 250 amendements doivent être étudiés pour permettre l’adoption de la Loi fondamentale avant le 14 janvier, 3ème anniversaire de la révolution qui marqua le début du Printemps arabe.

Selon l’ordre du jour, on doit aussi s’atteler à la formation de l’instance électorale qui sera chargée d’organiser les prochaines élections courant 2014.
L’adoption de la Constitution et la formation d’une loi et d’une commission électorales sont les clefs de voûte d’un accord entre opposants et Ennahda pour résoudre une profonde crise déclenchée par l’assassinat, le 25 juillet, du député de gauche, Mohamed Brahmi, le deuxième meurtre en 2013 attribué à la mouvance jihadiste.
A l’issue de ce processus, Ennahda s’est engagé à céder la place à un gouvernement d’indépendants dirigé par l’actuel ministre de l’Industrie, Mehdi Jomaâ. Elue en octobre 2011, la Constituante devait achever sa mission en un an, mais le processus a été ralenti par un climat politique délétère: l’essor de groupes jihadistes armés et des conflits sociaux. Les débats à la Constituante tunisienne sur la Constitution ont été suspendus une nouvelle fois le 5 janvier, un élu de gauche ayant assuré avoir reçu des menaces de mort après qu’un député du parti islamiste Ennahda l’a qualifié d’ennemi de l’islam.

Patrice Zehr

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