Qatar Transition dynastique

Le pacha de Doha s’en va sur un ultime coup d’éclat. En quittant le pouvoir de son vivant et de son plein gré, une première pour un monarque arabe, l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani fait montre, une dernière fois, d’un certain talent.

Emir du Qatar juin 2013 AFP

Un mélange de flair politique, de sens des opportunités et de pragmatisme, avec les gigantesques réserves de gaz du pays, sont à la source de son grand œuvre: la transformation, en une quinzaine d’années, d’un bout de désert insignifiant en un acteur de premier plan de la mondialisation.

Le jeune Tamim Ben Hamad Al-Thani, âgé de 33 ans, qui gérait jusque-là la stratégie sportive de l’émirat et à qui son père avait récemment confié des dossiers plus sensibles, est devenu, mardi 25 juin, le nouvel homme fort de cette presqu’île du Golfe arabo-persique. Maintiendra-t-il le cap fixé par son père et le premier ministre Hamad Ben Jassem Al-Thani, dit «HBJ», qui selon toute logique devrait démissionner? Aussi brillante que tapageuse, la politique de ces deux hommes, qui a catapulté le Qatar sur le devant de la scène internationale, a généré ces derniers mois, avec l’enlisement des «printemps arabes», un flot croissant de critiques. Le jeune héritier serait plus prudent que son père au niveau des investissements médiatiques et bling-bling.

Voir aussi

Turquie Un Pas Vers La France

Turquie | Un pas vers la France

«Si la France est sincère». Jeudi 7 janvier, à Lisbonne, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a indiqué …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies. En savoir plus.