Ces mafias qui vendent des illusions aux Marocaines

Elles partent avec l’idée d’aller travailler dans les pays du Golfe ou en Europe. Certaines ont même un contrat de travail dans des hôtels. Mais sur place, elles se retrouvent séquestrées dans des lieux où on les oblige à s’adonner à la prostitution.

Prostitution
Ces femmes – elles sont bien nombreuses!- se retrouvent donc, malgré elles, entre les mains d’un réseau de mafias spécialisées dans le commerce du sexe.

Actuellement, les enquêteurs de la Police judiciaire de Casablanca et d’Interpol sont à la recherche de membres d’un réseau spécialisé dans la «traite» des personnes. Ledit réseau, par l’intermédiaire d’un couple, un ressortissant indien marié à une marocaine originaire de Fès, invite des filles marocaines, qui sont à la recherche d’un avenir meilleur. Le couple les conseille alors d’aller vers un avenir meilleur sous d’autres cieux, «plus précisément en Inde où réside ledit couple», précise-t-on de source policière.
A l’origine de la découverte de cette histoire, une jeune femme marocaine de 23 ans, expulsée par les autorités indiennes et arrêtée, il y a quelques jours, à l’aéroport international Mohammed V par la police judiciaire.
Soumise à un interrogatoire sur les raisons de son voyage à New Delhi, la femme en question a révélé que son séjour en Inde a été facilité par une jeune marocaine (25 ans) qu’elle avait rencontrée à Meknès.
Arrivée en Inde, la victime s’est malheureusement retrouvée entre les mains d’une mafia spécialisée dans la «traite des blanches».
Ses aveux ont révélé que, tout comme d’autres Marocaines qui vivaient chez le même couple, elle aussi s’adonnait à cette triste activité. Elle percevait pour cela une rémunération de 1.000 à 6.000 dirhams (100 à 600 euros) qu’elle confiait en totalité aux membres de cette mafia spécialisée dans la prostitution et le proxénétisme.
On ne peut que s’étonner de la liberté d’agir de ces mafias. Comment arrivent-elles à avoir des documents officiels leur facilitant «l’exportation» de leurs victimes marocaines vers les pays d’accueil? Hélas, il n’y a pas encore de mesures rigoureuses prises pour combattre ces réseaux qui s’activent dans tout le pays.
Pour mémoire, lors d’un forum organisé dernièrement à Fkih Ben Salah, sur l’immigration féminine, les chercheurs ont avancé que le pourcentage des femmes marocaines victimes des ces mafias représentent 80%. Un chiffre qui en dit long…

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