Flash Infos

My Abdessalam Ben M’chich Au-delà du mysticisme, des valeurs sûres

Comme à l’accoutumée, Jbel Laâlam a accueilli le moussem autour de la «Tariqa» et du patrimoine Mashishi, avec des adeptes venant d’au-delà de nos frontières.

Moussem moulay abdessalam benmchich

Le pèlerinage au sanctuaire qui se trouve à Jbel Laâlam (province de Larache), à l’occasion du moussem annuel de Moulay Abdessalam Ben M’chich, a été, en juillet, une occasion de rencontres interfamiliales. En effet, tous les descendants du Cheikh, de toutes les provinces du pays, ont été de la fête. Un rendez-vous annuel de tous les Chorfas alamiyine, pour célébrer le moussem de ce saint connu par «Cheikh des Jbalas». Mais, il n’y a pas que ces Chorfas, puisque l’école de la Mashishiya-chadilia jouit d’une certaine universalité via son extension: Balkans, Afrique saharienne, océan Indien, Asie du sud-est, Chine, Europe et Etats-Unis.

Le moussem est un espace méditatif à travers la déclamation de versets du Saint Coran et la Salate Machichiya, en plus de soirées de Madih et de Samaâ. Il est aussi l’occasion pour les disciples d’approfondir les réflexions et d’échanger les points de vue à travers une série de conférences et de colloques scientifiques animés par des figures éminentes du soufisme, venues du Maroc et d’ailleurs. La filiation des Chorfas alamiyine et machichiyine remonte à Cheikh Abdessalam Ben M’chich, l’un des éminents chioukhs soufis du Maroc, descendant de la lignée de Fatema-Zahra, fille de notre Prophète Sidna Mohammed.
Moulay Abdessalam Ben M’chich Alami, décédé en 622 de l’Hégire, avait acquis une grande notoriété pour la consécration de sa vie au culte et au prêche, laissant un riche héritage. Il compte d’illustres adeptes tels l’imam Abou El-Hassan Chadili, fondateur de la confrérie Chadilia, très répandue dans le monde islamique.

3 Questions à…

Abdelhadi Baraka, doyen des Chorfas alamiyine

abdelhadi baraka

Quelle a été la valeur ajoutée de cette nouvelle édition du moussem autour de la «Tariqa» et du patrimoine Mashishi?

Au-delà de tout aspect folklorique et touristique, le moussem a été particulièrement animé cette année par des soirées de Dikr et de Samaâ de différentes Tarikas, ainsi que par des colloques portant sur plusieurs thèmes, entre autres «Le patrimoine Mashishi Shadhili et la citoyenneté», «Le patrimoine Mashishi Shadhil et la mondialisation», «Le patrimoine Mashishi Shadhil et le dialogue interreligieux», «Le patrimoine soufi et ses traces dans le rapprochement des peuples», «As-Salate Al Mashishya: vision universelle» et «L’école Mashishiya-Shadhiliya et l’unité territoriale». Le but majeur est de permettre une connaissance plus approfondie de cette voie soufie, de son rattachement au Maroc et de son ouverture vers le Monde.

La cérémonie commémorative a été marquée par la présence d’une forte délégation des provinces du sud. Quel message de cet acte symbolique?

Il est à rappeler que ce moussem interculturel s’inscrit dans une approche constructive et édifiante et non réactionnaire, basée sur les jalons de la voie la Mashishiya-Shadhiliya, dont le fondateur est Abou Al Hassan Ash-Shadhili qui a réussi à partager son œuvre dans le monde entier. Sa cérémonie commémorative a été marquée par la présence d’une grande délégation des provinces du sud, constituée principalement des Chorfas Rguibates, des Laâroussiyines et d’Ahl Cheikh Ma-Elainine, ainsi que des Taqna , Ouled Dlim , Oulad Tidrarine et Aït Oussa, vu la grande relation de ces tribus à l’extrême sud de notre pays et de leur appartenance humaine, territoriale, politique et spirituelle au Royaume. Ce rassemblement se veut justement un message fort à l’adresse des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume. Il traduit le lien historique entre le nord et le sud, ainsi que les liens de sang et de parenté spirituelle qui relient ces tribus avec ce pôle divin de l’Islam.

Quelles sont les valeurs sûres de l’école de la Mashishiya-Shadhiliya?

Ce moussem culturel se veut un espace méditatif pour approfondir les réflexions et échanger les points de vue dans le cadre d’une opération de tissage de paix et de tolérance. L’école de la Mashishiya-Shadhiliya jouit d’une certaine universalité par son extension spatiale: Balkans, Afrique saharienne, océan Indien, Asie du sud-est, Chine, etc. et, aujourd’hui, l’Europe et les Etats-Unis. Cette voie nous apprend à être avec Dieu à tout instant. Elle nous prodigue les meilleures qualités que l’on puisse trouver chez les cœurs envahis par Dieu et dont le regard vivifie la foi. Il s’agit de se dépouiller de tout savoir préétabli et de lutter contre le fanatisme dogmatique, afin de se présenter à Dieu en toute humilité et pureté. Cette voie conserve son actualité soufie et contribue à la lutte contre toutes les formes d’intégrisme et d’intolérance.

Voir aussi

Médias | Les marques de presse vont être amenées à faire évoluer leurs modèles

Médias | Les “marques de presse” vont être amenées à faire évoluer leurs modèles

Les marques de presse vont être amenées à faire évoluer leurs modèles, a indiqué dans …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies. En savoir plus.