jeudi 25 mai 2017

Pr Dominique Royère, responsable de la Direction procréation et génétique humaine

«Au sein de l’UE, seulement 18 pays sur 27 disposent d’une loi»

Vous venez de France, quel regard portez-vous sur ce colloque de Rabat sur la procréation médicalement assistée?

C’est un colloque très important, parce qu’il va permettre à des acteurs du monde du droit et à des experts de la médecine et de la reproduction de discuter, de débattre et d’échanger, dans la perspective de l’élaboration d’une loi portant sur l’assistance médicale à la procréation. C’est, à mon sens, extrêmement important.

Quelle contribution de ce dialogue?

Il devrait normalement contribuer à éclaircir quelque peu le débat et permettre de bien avancer dans cette démarche.

Qu’en est-il sur le plan international?

Sur ce plan, il faut bien se rendre compte, ne serait-ce qu’au sein des pays de l’Union Européenne, que seulement dix-huit pays sur 27 disposent d’une loi. Donc, il y a encore du chemin à faire.

Concernant la loi 47-14?

On y trouve des éléments qui sont importants, qui méritent donc d’être précisées, certainement. Il y a peut-être aussi des textes qui doivent être présents dans les lois et d’autres qui sont du ressort des recommandations pratiques.

Que proposez-vous dans ce sens?

Il faut éviter surtout de mettre l’un dans l’autre: ça peut être une source de confusion.

Qu’apportez-vous à la pratique marocaine?

Un partage d’expérience, des questionnements communs et des essais de réponses que l’on a pu trouver ou que l’on cherche encore sur ces problèmes-là.

Quel impact de cette pratique sur la société marocaine?

L’impression que j’ai, c’est qu’il y a une forte mobilisation de la société civile sur le sujet et c’est propice, pour justement avancer sur des textes de loi et pouvoir promouvoir une loi sur la PMA (procréation médicalement assistée).

Volet religieux, voyez-vous un frein à la PMA?

Chaque pays a sa culture, son histoire et ses propres ressources. Mais je pense que la situation est relativement mûre, du fait des débats engagés dans la société, pour qu’il y ait effectivement possibilité d’avancer sur ces sujets.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

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