Flambée du marché international, impact sur les prix au Maroc, déficit pluviométrique, PIB agricole en recul, croissance en berne, pouvoir d’achat érodé…

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Que propose ?

Au Maroc, les deux dernières années ont été particulièrement éprouvantes à cause des conséquences économiques et sociales de la pandémie due au nouveau Coronavirus (Covid-19). Après 24 mois extrêmement difficiles, les Marocains ont abordé l’année 2022 avec beaucoup d’enthousiasme suite à la levée des mesures restrictives. Ainsi, l’espoir était grand quant à une véritable relance de l’économie nationale qui a subi de plein fouet les conséquences désastreuses de deux années de crise sanitaire inédite. 

En septembre 2021, le Maroc était au rendez-vous avec un triple scrutin, législatif, local et régional. Les résultats définitifs de ces élections ont donné naissance à une nouvelle majorité dirigée par le Rassemblement National des Indépendants (RNI), en la personne de qui est venu avec des engagements clairs pour la période 2021-2026. Toutefois, le mandat du nouveau gouvernement n’a pas démarré comme prévu. En effet, la conjoncture nationale (déficit pluviométrique) et internationale (crise russo-ukrainienne) a mis en berne une économie marocaine déjà essoufflée.

Est-ce la malchance où un simple concours de mauvaises circonstances? Quoi qu’il en soit, le résultat est là. Flambée des sur le marché international et national, croissance en berne, pouvoir d’achat érodé. Et pour ne rien arranger, une saison agricole 2021-2022, marquée par une carence pluviométrique, considérée comme étant la plus grave jamais enregistrée au Maroc, depuis quatre décennies. Face à ces nombreux défis et facteurs défavorables, , en sa qualité de Chef de l’Exécutif, promet une série de mesures, pour protéger le pouvoir d’achat des ménages, encourager l’investissement dans les secteurs sociaux. Il s’agit d’un devoir national que le gouvernement promet d’honorer. Pour ce faire, A. Akhannouch compte mettre les petits plats dans les grands, notamment à travers la mobilisation des moyens financiers nécessaires.

Lundi 18 avril 2022, le Chef du gouvernement répondait aux questions des représentants du peuple, dans le cadre de la séance mensuelle des questions orales consacrées à la politique générale de l’Exécutif (article 100 de la Constitution). Aziz Akhannouch a fait savoir, au tout début de son intervention, que la croissance au Maroc sera comprise entre 1,5 % et 1,7%, contre 3,2% prévu dans la Loi de Finances 2022. Ces prévisions sont moins pessimistes que celles de (BAM) qui prévoient 0,7% de taux de croissance pour l’année en cours, en raison d’une saison agricole (2021-2022) médiocre et des conséquences économiques du conflit russo-ukrainien aux niveaux national et mondial (hausse des à la , flambée des hydrocarbures…).

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Pour faire face à cette situation de crise et en atténuer les conséquences, le Chef du gouvernement propose d’agir sur plusieurs niveaux. Aziz Akhannouch a ainsi assuré que l’Exécutif continuera à subventionner certains produits de grande comme le pain et le gaz butane, entre autres mesures visant à réduire les effets des élevés des matières premières notamment sur les entreprises nationales, exploitées dans le cadre de marchés publics. A. Akhannouch a également promis, devant les membres de la Chambre des représentants (18 avril 2022), de poursuivre le dialogue social, tout en poursuivant les efforts de relance de l’exploitation à travers l’achèvement de l’élaboration de la charte des investissements, et l’accélération du rythme des investissements publics. D’autre part, le Chef du gouvernement s’est dit déterminé à encourager davantage l’initiative entrepreneuriale, notamment en adoptant un ensemble de mesures dans le cadre de la réforme du système des marchés publics. Enfin, le Chef du gouvernement compte poursuivre la mise en œuvre des politiques sectorielles notamment dans l’agriculture (Génération Green 2020-2030), l’industrie, le tourisme, et l’artisanat entre autres.

Pas plus tard que le 19 avril 2022, le Fonds Monétaire International (FMI), a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Maroc. Selon l’institution de Bretton Woods, le Royaume devrait terminer l’année (2022) sur une croissance ne dépassant pas 1,1%. Selon le FMI, cette baisse est due principalement aux ondes de choc provoquées par la guerre russo-ukrainienne. Le Fonds Monétaire International prévoit, par ailleurs, une embellie de la croissance de l’économie marocaine (4,6%), au cours de l’année 2023. Ces prévisions interviennent après que le gouvernement a également réduit ses estimations de croissance.

Aziz Akhannouch, pourra-t-il honorer ses engagements? Seul l’avenir le dira. Ce qui est sûr, c’est que l’actuelle majorité n’a pas droit à l’erreur.

Mohcine Lourhzal

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