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Dossier : Etre vieux sous ce gouvernement

Les Marocains, autrefois très attachés à certains principes, commencent-ils à les perdre? Veillent-ils toujours sur leurs parents quand ces derniers deviennent âgés? Et les personnes âgées ont-elles la place qu’elles méritent dans notre société? Que fait-on pour cette population de troisième âge? A-t-on les infrastructures nécessaires pour l’accueillir? Est-ce que les établissements d’accueil des personnes âgées fonctionnent de manière transparente?

Pensionnaire Maison de vieux Maroc
Les questions sont nombreuses, posées dans une société où la population -et cela personne ne l’ignore- est de plus en plus vieille. En effet, près de 3 millions d’individus sont des personnes de troisième âge, soit un taux de 8% de la population des plus de 60 ans. Un taux qui devrait atteindre10% d’ici 2020, selon le recensement de la population et de l’habitat de 2004. Le Samu Social, lui, estime à deux milles personnes (en 2012) les hommes, femmes et enfants qui vivent dans les rues de Casablanca. Parmi cette population, on trouve environ 22% de personnes âgées.

La question du vieillissement au Maroc est donc complexe et doit être au cœur de la politique gouvernementale. «Le gouvernement devra désormais encourager la réalisation d’établissements privés dédiés aux personnes de troisième âge. Car, tant pour les hommes que pour les femmes, le placement dans une maison pour personnes de 3ème âge n’est plus rare. Les Marocains sont de plus en plus nombreux à placer leurs parents dans ce genre d’établissement», tient à souligner Ahmed Sfa, directeur de la maison des vieux «Annassim», située dans la région du grand Casablanca. Interrogé sur la question, le directeur a ajouté qu’«il devient difficile de maintenir une certaine solidarité familiale dans une société où tout pousse à l’individualisme». Preuve à l’appui, Amed Sfa fait savoir que la demande est de plus en plus importante au niveau de l’établissement dont il est chargé. «On reçoit de plus en plus de demandes à ce sujet. Certains frères et sœurs vont même jusqu’à faire savoir qu’ils sont prêts à verser un montant mensuel de 3.000 dirhams pour placer leurs parents dans l’établissement».

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