mercredi 26 juin 2019

Libye : La France précise sa position

Emmanuel Macron a «réaffirmé» le «soutien» de la France au chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, a fait savoir l’Elysée, après une rencontre entre les deux dirigeants à Paris.

Le président français a «encouragé» un cessez-le-feu «sans conditions», après l’offensive lancée début avril par le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Il a proposé une «délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale, pour en définir le cadre précis», a indiqué le palais présidentiel dans un communiqué. Offensive diplomatique contre offensive militaire en Libye: le chef du gouvernement reconnu par la communauté internationale a annoncé une tournée des capitales européennes, au lendemain de l’appel de son rival, le maréchal Khalifa Haftar, à redoubler d’efforts pour conquérir la capitale Tripoli.

Fayez al-Sarraj devait rencontrer, les 7 et 8 mai, successivement le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte à Rome, la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, puis le président français Emmanuel Macron à Paris, selon un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères du GNA. Le pays, en proie à l’instabilité depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a de nouveau basculé dans une spirale de violences avec le lancement par l’homme fort de l’est du pays, le maréchal Haftar, d’une offensive militaire sur Tripoli, siège du GNA, le 4 avril.

Après une progression rapide, les troupes de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) piétinent depuis un mois aux portes de Tripoli, barrées par les forces loyales au GNA, dont des groupes armés de la ville de Misrata. Des combats se déroulent dans la banlieue sud de la capitale, ainsi qu’au sud de la ville.

Patrice Zehr

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Un commentaire

  1. Complètement faux. La France avait précisé sa position dès le déclenchement du printemps de tous les malheurs. Son ambassadeur itinérant de l’époque, philosophe et criminel par-dessus le marché, ne parlait comme toute le presse française, que de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine.

    Deux entités que la France néocoloniale voulait complètement indépendantes et affaiblis et qui lui permettraient, par conséquent, de s’emparer des richesses énergétiques dont, surtout, les réserves énormes en uranium de ce malheureux pays.

    Ne perdons pas de vue que la France néocoloniale produit plus de 70% de son énergie électrique à partir de l’uranium et que seule, l’ex-colonisatrice et non moins prédatrice et assassine d’Omar El Mokhtar a plus ou moins calmé ses ardeurs l’a empêchée, momentanément, d’arriver à ses fins.

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