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Chine : Le nouvel empereur

L’apparat et la pompe du 19ème congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui s’est achevé cette semaine à ­Pékin, ont un sens. La consécration du président Xi Jinping, dont le mandat à la tête du parti est renouvelé -son mandat présidentiel le sera en mars 2018-, a aussi un sens. L’intégration de la «pensée Xi Jinping» dans la charte du parti également. Dans sa pompe figée et un tantinet désuet, ce congrès marque une date: la Chine s’assume en grande puissance de l’époque, à l’égale de l’Occident. Elle s’installe en géant économique, mais aussi stratégique et peut-être idéologique. Elle veut sa place dans le concert des Grands, le tout premier rang. Voilà ce qu’il faut retenir de cette semaine d’interminables discours et de conciliabules dans les salons du Palais du peuple, place Tiananmen, à Pékin. Au terme de son premier mandat, Xi Jinping, 64 ans, entend incarner ce phénomène-clé du XXIe siècle: le renouveau chinois. Il affiche la force de son pays. Il sera l’homme de ce qu’il appelle «la renaissance chinoise», le retour de la Chine à la place qui était naturellement la sienne, l’empire du Milieu et qu’un siècle d’humiliation -depuis la première guerre de l’opium, jusqu’à la fondation de la République populaire de Chine en 1949-, due à ses propres erreurs, au colonialisme européen et aux agressions du Japon, lui avait fait perdre.

Patrice Zehr

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