lundi 11 décembre 2017

BMCE : Des performances tirées par le Core business

Pour le Groupe BMCE Bank, ce premier semestre 2017 aura connu des performances  peut-être pas aussi exceptionnelles que celles du S1 de 2016. Mais, compte tenu de différents éléments, le semestre reste satisfaisant avec une croissance portée par le Core Business.

En effet, le Core Business semblait être le mot clé qui est revenu dans toutes les interventions des directeurs  généraux qui ont animé la séance de présentation des résultats financiers de BMCE BoA, au terme du 1er semestre 2017.

Brahim Benjelloun Touimi, Administrateur-Directeur général exécutif du Groupe BMCE BoA

Après avoir rappelé le contexte économique mondial, «caractérisé par un retour à la croissance économique», dans lequel l’évolution des résultats s’est effectuée au cours de cette période et souligné  notamment une accélération de la croissance aux Etats-Unis, une reprise économique qui se poursuit en zone Euro et un rebond d’activité au sein des pays émergents, Brahim Benjelloun Touimi, Administrateur-Directeur général exécutif, a précisé dans sa présentation que, sur le plan africain, l’activité économique devrait reprendre en Afrique subsaharienne en 2018. Cette activité s’effectuera avec une progression du PIB prévue à 3,5%, stimulée par l’amélioration des perspectives économiques mondiales. Et Benjelloun d’ajouter que les perspectives de croissance au sein de la zone UEMOA pour l’année 2017 demeurent favorables et que  l’Afrique de l’Est continue d’afficher en 2017 une dynamique robuste.

Au Maroc, a fait savoir Benjelloun, après avoir atteint un taux de 1,2% en 2016, la croissance économique nationale devrait observer un trend haussier pour l’année 2017. Le PIB devrait en effet croître de 4,0% pour l’année en cours, selon les prévisions du HCP.

En 2018, la reprise des activités non agricoles se poursuivrait avec une croissance estimée à 2,9%, similaire au rythme d’expansion global du PIB.

Pour ce qui est des résultats de BMCE BoA, Brahim Bejelloun a rappelé ce qu’il a appelé les drivers de croissance du nouveau plan stratégique de développement qui consistent en un renforcement de la présence du Groupe à l’International pour l’Afrique, une poursuite de la croissance organique, une consolidation des activités de Retail & Corporate Banking, une multiplication des synergies Intra-Groupe, un renforcement de la structuration du Groupe, le leadership en matière de Développement Durable & RSE et l’engagement Résolu dans le Multicanal. Il a surtout mis l’accent, dans son intervention introductive sur le Produit Net Bancaire du groupe BMCE Bank Of Africa, qu’il s’agisse du consolidé ou du social, notant qu’il a légèrement souffert de la contraction du résultat des activités de marché qui avait connu une poussée de 85% l’année dernière, mais qui a baissé de 51% à fin juin 2017. Toutefois, le PNB social hors opérations de marchés a connu une croissance de 8,4 % au premier semestre 2017, à 3,5 MMDH, avec la précision de taille que 80% de celui-ci ont été réalisés par le réseau commercial. Il a par ailleurs noté une baisse du coût du risque de 40%, avec un  recul de la sinistralité qui est passé de 8,3% à 7,7%, ainsi que  le renforcement de la couverture des risques de 60% à 64%, d’un semestre à l’autre, constituant ainsi la base de l’amélioration de la rentabilité du groupe bancaire.

De plus, la dynamique commerciale a permis à BMCE Bank de réaliser des exploits en matière de gains de parts de marchés, tant par les crédits à la clientèle que par les dépôts, a encore relevé Brahim Benjelloun Touimi.

Driss Benjelloun, Directeur général Délégué en charge des Finances &. Risques du Groupe BMCE Bank

Prenant à son tour la parole, Driss Benjelloun, Directeur Général délégué en charge des Finances &. Risques du Groupe BMCE Bank, a présenté, dans les détails, les chiffres qui ont marqué cet exercice. Précisant d’emblée qu’en consolidés, il y a lieu de souligner la  performance remarquable du Core Business, en dépit de la quasi-stagnation du PNB, Driss Bejelloun a relevé la hausse du Résultat Net Part du Groupe (RNPG) de +3% à 1.288 MDH, au titre du 1er semestre 2017, grâce notamment à l’amélioration de l’activité du Core Business, conjuguée à un effort soutenu de maîtrise des risques et à l’internationalisation croissante du Groupe, comme en atteste l’évolution de la contribution des activités à l’International de +18% , représentant désormais 41% d u RNPG, contre 36% en juin 2016.

Et le DG de préciser dans ce sens une croissance du total Bilan consolidé de +4,5 %, à près de 3 20 MMDH, avec des crédits à la clientèle représentant 60% du total bilan consolidé de + 6,7%, ainsi que l’augmentation des dépôts de la clientèle consolidés de +2,9% à fin juin 2017, représentant 61% du total du passif consolidé. A cela s’ajoute, a-t-il encore noté, l’évolution contenue des Charges Générales d’Exploitation de +4%, contre un taux de croissance annuel moyen de plus de 8% sur la période juin 2012-2016, s’établissant à 3 72 1 MDH, contre 3 561 MDH en juin 2016, ainsi que la hausse du coefficient d’exploitation de +2,5% à 55,6% à fin juin 2017, contre 53,1% en juin 2016, impactée principalement par la st agnation du PNB consolidé. Il a relevé que le «Périmètre de consolidation est resté globalement stable entre juin 2016 et juin 2017, hormis une baisse du pourcentage d’intérêt dans le Groupe BOA de 75% à 72.85%, suite à une augmentation de capital réservée à un actionnaire minoritaire intervenue au 2ème semestre 2016»

Soulignant une «Légère baisse du PNB consolidé de -0,2%, s’établissant à 6 691 MDH à fin juin 2017, impacté par le recul du résultat des opérations de marché de -51%, en raison de la performance exceptionnelle réalisée l’année dernière sur les rendements obligataires et les revenus générés par le Core Business -PNB du réseau commercial- représentent 87% du PNB consolidé», Driss Benjelloun a relevé un poids des Activités de marché à 8% en juin 2017, contre 15% à fin juin 2016 et l’augmentation de +12% de la marge d’intérêt bancaire, de +10% des commissions et de 31% des autres produits nets sous l’effet de la hausse des dividendes à 629 MDH, au 30 juin 2017.

Sur le plan du risque, Driss Benjelloun a souligné une  baisse de la sinistralité et le renforcement de la couverture des risques, relevant une amélioration du profil de risque du Groupe, avec un coût du risque consolidé en baisse de -40%, atteignant le niveau le plus bas depuis 2011, soit 633 MDH et un ratio de coût du risque de 0,68%, contre 1,26% en juin 2016.

Et de conclure en soulignant une «hausse de +11% du stock de Provisions qui s’élève à 9,3 MMDH à fin juin 2017, traduisant une politique globale de renforcement de la couverture des risques à l’échelle du Groupe et un effort significatif de provisionnement déployé, afin de se couvrir contre les risques de crédit potentiels, avec un coût du risque net consolidé de 633 MDH au cours du premier semestre 2017». Des efforts qui ont amené à une  amélioration du taux de couverture des créances en souffrance, passant de 60% à 64%, entre juin 2016 et juin 2017.

H. Dades

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