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Accord européen | Les limites des concessions réciproques

Accord européen | Les limites des concessions réciproques

Pour soutenir l’économie européenne qui affronte une récession historique, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux États les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.

Un emprunt réalisé par la Commission européenne au nom du bloc, ce qui est un dispositif inédit. Ce pouvoir accordé à l’exécutif européen est limité en taille et en durée. Le remboursement devra se faire d’ici 2058 au plus tard… C’est la clause du grand père, encore une fois, ou plutôt de l’arrière petit fils. Le budget européen, appelé cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, de l’UE a abouti à un compromis à 1.074,3 milliards d’euros, soit 20,5 milliards de moins que le précédent. Les principales coupes envisagées touchent les programmes de recherche et de coopération internationale, tout en tentant de remplumer la Politique agricole commune (PAC).

Cette dernière est dotée de 336,4 milliards (258,6 milliards pour les paiements directs et 77,8 milliards pour le développement rural). Une réunion qui a surtout montré que l’Union européenne n’avait pas besoin des Britanniques pour proposer un spectacle d’interminables tractations de marchands de tapis. Les diplomates hongrois ont laissé entendre que l’Allemagne, qui préside pour six mois le Conseil des ministres de l’Union européenne, allait abandonner l’examen de l’article 7, procédure enclenchée pour étudier si la Hongrie ne respecte pas l’état de droit, c’est-à-dire les valeurs européennes, avec ses réformes de la justice et sur les médias.

Les dépenses de l’UE devront être en ligne avec l’Accord de Paris sur le climat, c’est une première. Les 27 États membres de l’UE se fixent l’objectif de consacrer 30 % des dépenses à la lutte contre le changement climatique. Mais il va falloir contrôler la manière dont cela va se traduire concrètement. Car la Pologne, par exemple, se félicitait que l’utilisation des fonds n’ait pas à être fléchée obligatoirement sur la lutte contre le réchauffement climatique. Quand tout le monde se dit gagnant, c’est qu’il n’y a rien de très lisible et d’indiscutable.

P. Zehr

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