La promotion du leadership féminin dans la gouvernance de l’eau en débat à Marrakech

La promotion du leadership féminin dans la gouvernance de l’eau en débat à Marrakech

La promotion du leadership féminin dans la gouvernance des ressources hydriques a été au centre d’une rencontre organisée, mercredi à Marrakech, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’eau.

Initié par le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau, le Bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour le Maghreb, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Université Cadi Ayyad (UCA), sous le thème “Le leadership féminin au cœur de la gouvernance de l’eau au Maghreb”, cet événement vise à établir un cadre structurant de coopération durable afin de promouvoir l’intégration des enjeux “Eau et Genre” à l’échelle nationale et dans l’ensemble de la région du Maghreb.

A cette occasion, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a affirmé que la question du rôle de la femme dans la gouvernance de l’eau se pose avec acuité dans un contexte marqué par des défis climatiques et hydriques croissants, notant que le Maroc s’est engagé dans une politique hydrique anticipative, intégrée et inclusive face aux effets du changement climatique.

Dans une allocution lue en son nom par Hanane Baghdad, directrice de la recherche et de la planification de l’eau au ministère de l’Équipement et de l’Eau, M. Baraka, a relevé que les femmes jouent un rôle central dans la gestion quotidienne de l’eau et de la préservation des ressources naturelles, ajoutant que leur savoir-faire, leur capacité d’adaptation et leur implication constituent des atouts essentiels pour renforcer la résilience des communautés, dans le cadre d’une démarche visant à intégrer davantage l’approche genre dans la gouvernance du secteur de l’eau.

De son côté, le directeur du musée, Abdennabi El Mandour, a indiqué que l’eau et le genre interpellent sur un enjeu fondamental, à savoir l’équité, l’inclusion et la justice dans l’accès et la gestion des ressources hydriques, notant que l’eau, source de vie, révèle également les inégalités, notamment dans les régions touchées par le stress hydrique, où les femmes et les filles sont souvent les plus affectées par les défis liés à l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.

Ces femmes restent encore peu représentées dans les sphères décisionnelles qui définissent les politiques et stratégies de gestion de cette ressource vitale, a-t-il alerté, appelant à mettre en lumière le leadership des femmes dans la gouvernance de l’eau pour valoriser et encourager une dynamique déjà en marche au Maroc, tout en promouvant leur rôle dans la gestion durable de l’eau.

De son côté, le directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, Charaf Ahmimed, a appelé à renforcer davantage la coopération durable autour du lien entre eau et genre, et à placer les femmes au cœur de la science, de l’innovation et des décisions.

Il a relevé que le traitement de la question de l’eau au Maroc met en évidence des priorités importantes, notamment la gestion des eaux souterraines, la promotion de la qualité et du traitement, précisant que l’objectif cette rencontre est de nourrir un dialogue ouvert et inclusif et de renforcer la place des femmes, notamment à travers une compétition interdisciplinaire destinée aux jeunes.

Le directeur de cabinet et des affaires institutionnelles à l’UM6P, Khalid Baddou, a, à son tour, souligné que le droit à l’eau potable et à l’assainissement doit s’accompagner d’une participation pleine et effective des femmes à la prise de décision, affirmant que l’égalité n’est pas un résultat secondaire de la politique de l’eau, mais une condition sine qua non.

Il a estimé que lorsque les femmes participent pleinement aux décisions liées à l’eau, les services deviennent plus adaptés, plus inclusifs et plus durables, ajoutant que si cette ressource précieuse est pensée comme un bien commun partagé, elle s’érige désormais en un socle d’égalité.

Enfin, le vice-président de l’UCA, Mohammed Hafidi, a fait remarquer que cette initiative réunit des acteurs institutionnels, académiques et socio-économiques autour d’un enjeu fondamental pour les sociétés, ajoutant que l’eau, en tant que ressource vitale, constitue aujourd’hui l’un des défis majeurs au croisement des impératifs environnementaux, économiques et sociaux.

Garantir l’accès à l’eau, sa gestion durable et sa préservation relève d’une responsabilité collective et partagée, a-t-il indiqué, précisant que l’université s’affirme comme un acteur engagé dans ce domaine, en misant sur le savoir, l’innovation et la formation pour répondre aux défis hydriques.

La Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars de chaque année, constitue un moment clé de mobilisation internationale en faveur de la préservation et de la gestion durable de cette ressource vitale.

La commémoration de cette journée rappelle avec force que l’accès universel et équitable à l’eau et à l’assainissement est un droit fondamental et une condition essentielle au développement humain et économique, conformément à l’Objectif de développement durable 6 de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

LR/MAP

Voir aussi

Le Conseil de gouvernement adopte trois projets de décrets relatifs au secteur de la santé

Le Conseil de gouvernement adopte trois projets de décrets relatifs au secteur de la santé

Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi à Rabat, trois projets de décrets relatifs au secteur …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha Plus loading...

,
,