11 septembre-13 Novembre | L’impact des dates terribles

11 Septembre 2001,Etats-Unis

Un anniversaire aux USA, un procès en France. Le terrorisme revient dans l’actualité internationale par un anniversaire 20 et un procès qui va durer 9 mois.

Nine eleven, disent les Américains. Une date inscrite en lettres de feu et de sang dans l’histoire du monde, un jour gravé dans toutes les mémoires tout comme la vision des tours jumelles en flammes, après avoir été l’une après l’autre percutées de plein fouet par des avions de ligne. Le procès du 11 Septembre reprend, mais son issue semble encore bien lointaine Le cerveau présumé des attentats, Khaled Cheikh Mohammed, est jugé à partir de mardi 7 septembre, aux côtés de quatre accusés. Ce Pakistanais originaire du Baloutchistan et élevé au Koweït n’est pas un inconnu de la scène djihadiste quand il entre dans la sphère d’Oussama Ben Laden: il a combattu en Afghanistan jusqu’en 1992. À Peshawar, il s’est fait connaître pour ses réseaux de financement et parvient ainsi à s’attacher plusieurs seigneurs de guerre afghans. En 1994, il met au point un plan de détournements d’avions américains dans le Pacifique, qui échouera. Mais la cible et le modus operandi sont déterminés: lancer des avions de ligne contre des objectifs américains devient l’idée fixe de Khaled Cheikh Mohammed. Le procès, qui relève d’une justice militaire d’exception, devrait reprendre comme il s’est arrêté, avec une défense invoquant des actes de torture lorsque les accusés étaient aux mains de la CIA, dans le but de faire invalider la plupart des preuves avancées par les autorités américaines. La procédure est menée par un nouveau magistrat militaire, le colonel Matthew McCall, qui est le huitième à s’en emparer.

20 ans plus tard les Talibans protecteurs de Ben Laden sont revenus au pouvoir en Afghanistan. L’Amérique défaite militairement et politiquement n’a jamais effacé l’impact du 11 septembre.

Procès encore en France mais dans un état de doit parfaitement respecté, trop pour certains. Le 13 novembre 2015, Paris est frappée par une série d’attaques terroristes simultanées. Ces attentats ont fait 130 morts et plus de 400 blessés. Ce jour-là, les Bleus affrontent l’Allemagne depuis un quart d’heure. Personne n’imagine qu’un kamikaze vient de déclencher sa ceinture explosive. Quatre minutes plus tard, deuxième explosion. Sur le terrain, certains joueurs se figent. Démineur de la police en mission de routine pour le match, Didier comprend qu’il se trouve désormais au cœur d’un attentat. Quasiment au même moment, le commando des terrasses ouvre le feu sur le petit Cambodge et le Carillon dans l’Est de la capitale. En moins de deux minutes, les terroristes tirent à 130 reprises. 400 mètres plus loin, deux minutes plus tard, nouvelle fusillade. 21h36, c’est le restaurant “La belle équipe” qui est pris pour cible. Au Bataclan, 1500 personnes assistent au concert des “Eagles of Death Metal”. Un 3ème commando s’engouffre dans la salle et tire en rafale sur la foule. Ceux qui le peuvent, s’échappent par des issues de secours. C’est le début d’une prise d’otages qui durera plus de 2h. Minuit dix-huit, l’assaut final est donné. “Au fur à mesure qu’on avançait, on trouvait des blessés qu’il fallait faire prendre en charge. On a ouvert des portes de toilettes dans lesquelles il y avait cinq, six personnes tassées. On a vu des gens sortir des placards électriques, des faux plafonds. Les gens s’étaient cachés partout”. Au total, 90 personnes ont perdu la vie au Bataclan.

Pour répondre de ce carnage un seul prévenu de poids Salah Abdeslam. Le seul à en être sorti vivant. Leur objectif initial n’était pas d’en sortir vivant. Le vendredi 13 novembre, dix hommes ont pour mission de mener le plus large projet terroriste jamais entrepris à Paris. Seuls 9 passeront à l’acte. Les trois premiers, deux frères Irakiens, dont les noms seraient Ammar Ramadan Mansour Mohamad al Sabaawi et Mohammad al Mahmod, et un Français, Bilal Hadfi, originaire de Belgique, activent leurs ceintures d’explosifs aux abords du Stade de France faute d’avoir pu accéder aux tribunes. Brahim Abdeslam, frère de Salah Abdeslam, fait ensuite exploser la ceinture d’explosifs qu’il porte sur la terrasse du Comptoir Voltaire. Trois terroristes trouveront également la mort ce soir-là au Bataclan. Le premier, Sammy Amimour, est tué par un commissaire de la Brigade anticriminalité entré dans la salle de concert. Les deux autres, Foued Mohamed-Aggad et Ismaël Omar Mostefay, seront abattus par le RAID alors qu’ils s’étaient réfugiés à l’étage du bâtiment, cachés derrière un groupe d’otages. Le 18 novembre, le RAID et la BRI donnent l’assaut sur l’appartement où se cachent les deux terroristes et leur complice, Hasna Aït Boulahcen. Après d’intenses échanges de feu, Chakib Akrouh déclenche sa ceinture explosive, tuant Adbelhamid Abaaoud et lui-même. Hasna Aït Boulahcen meurt, quant à elle, asphyxiée sous les décombres de l’appartement.

Que va donner ce procès ? 9 mois, mais pour accoucher de quelles vérités ? On peut s’interroger sur les moyens d’en finir avec une idéologie terroriste qui frappe tout le monde et notamment les pays musulmans. Ce ne sera ni par la répression d’exception à l’américaine ni par un procès  trop formaliste comme en France, ni bien sûr par la guerre. C’est l’opinion publique musulmane qui doit se détourner de l’extrémisme politique, même légal. Il faut que le choix soit libre et évident, pas le radicalisme mais l’authenticité musulmane dans le choix de la modernité. C’est possible malgré Kaboul, après la Tunisie, le Maroc dans des élections libres en apporte une preuve qui est un exemple.

Patrice Zehr

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