Remplacement des ministres limogés : Les consultations en stand-by en attendant le Roi

Remplacement des ministres limogés : Les consultations en stand-by en attendant le Roi

A l’heure où nous mettions sous presse, les négociations pour le remplacement des ministres limogés du fait de leur implication dans le retard accusé dans la réalisation du programme «Al Hoceima Manarat Al Moutawassit», étaient au point mort. Les détails.

Le processus des négociations pour le remplacement des 4 ministres limogés par le Souverain, le 24 octobre 2017, n’a enregistré aucune avancée notable. Résultat: la liste des ministrables n’a pas encore été établie.

Responsabilité partagée

Selon des sources proches du gouvernement, ce retard est à imputer au manque d’initiative à la fois des responsables du MP et du PPS, directement concernés par ces négociations et à l’hésitation du chef de gouvernement. Les mêmes sources estiment que l’attitude du MP et du PPS dénote l’incapacité des partis politiques à concrétiser les orientations royales en faveur du renouvellement de la classe politique et l’émergence d’une nouvelle génération de leaders politiques et partisans. Selon des analystes politiques, il est fort probable que la logique de partage du «butin» entre les partis prenne le dessus sur l’intérêt général et cela ne fera que retarder davantage les consultations entre El Othmani et ses principaux partenaires.

En attendant le retour du Roi

En effet, Saâd-Eddine El Othmani a décidé d’attendre le retour du Souverain, en visite dans le Golfe, pour être fixé sur le sort de sa majorité gouvernementale fissurée. Cette approche prônée par le chef de gouvernement n’est-elle pas risquée? Nombre d’observateurs pensent que oui, dans la mesure où elle pourrait faire durer le suspense sur l’avenir du gouvernement et, de ce fait, ouvrir peut-être la voie à de nouvelles sanctions royales.

Les compétents ont du mal à émerger

Par ailleurs, force est de constater qu’aucun renouvellement des compétences n’est à espérer, du moins pour le moment, sachant que la majeure partie des formations politiques marocaines sont dirigées d’une main de fer par leurs Secrétaires généraux respectifs. Parmi ces partis politiques qui refusent le changement, le PJD figure en tête. Le parti islamiste de Abdelilah Benkirane est, en effet, rongé par des querelles intestines qui menacent sa cohésion. Selon les détracteurs de Benkirane, la reconduction de ce dernier pour un 3ème mandat à la tête du parti constitue une atteinte à la démocratie partisane longtemps prônée par Benkirane lui-même.

Les Marocains réclament une nouvelle génération de dirigeants politiques, surtout à l’intérieur des partis. Car le Royaume ne peut pas avancer, ni évoluer avec une classe politique en déphasage avec le monde actuel.

Mohcine Lourhzal

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