ONU-Sahara | Les nouveautés de la Résolution du Conseil de Sécurité

Le Conseil de des Nations-Unies a adopté une nouvelle Résolution sur le . Le nouveau texte comporte 4 principales nouveautés. C’est ainsi que l’Algérie a été sommée de clarifier sa position par rapport au conflit autour du dans lequel elle est partie principale. Quant au Polisario, il a été enjoint par le Conseil de , de mettre fin immédiatement, à ses agissements qui entravent la liberté de mouvement du personnel de la Minurso. Le mouvement séparatiste a également été mis à l’index pour son implication dans le détournement de  l’aide humanitaire internationale destinée aux  populations des Camps de Tindouf. Ces populations qui, comme rappelé par le Conseil de de l’ONU, doivent faire l’objet d’une opération de recensement et d’enregistrement, eux qui vivent dans une grande prison à ciel ouvert.

Adoptée le 27 octobre 2022 à l’unanimité des 15 membres de l’Organe Exécutif de l’ONU (13 voix pour et deux abstentions, celles de la Russie et du Kenya), la Résolution onusienne a prorogé le mandat de la Minurso au , pour une année supplémentaire (du 31 octobre 2022 au 31 octobre 2023), mais pas que. 

Le Maroc salué pour ses efforts, le Polisario et l’Algérie mis à l’index

En effet, le texte de la Résolution a une fois de plus, confirmé la prééminence du plan marocain d’autonomie pour les Provinces du Sud, en tant que solution la plus réalise et la plus crédible pour parvenir à un règlement définitif au dossier du Sahara. Il s’agit là d’une consécration de la position du Maroc et de l’écrasante majorité de la communauté internationale qui voit aujourd’hui en la proposition marocaine, l’unique issue possible à ce conflit qui n’a que trop longtemps duré. De quoi dérouter le régime algérien qui s’obstine à soutenir la thèse séparatiste du Polisario, à laquelle plus personne ne croit, si ce n’est une poignée de pays qui ont tel ou tel intérêt ou bénéfice à tirer de ce conflit. La Résolution 2654 sur le Sahara a d’ailleurs clairement rappelé l’Algérie à l’ordre, en la désignant comme partie prenante au conflit autour du Sahara. Voilà qui met fin aux contrevérités véhiculées par le pouvoir algérien qui a toujours fait la sainte nitouche en prétendant ne pas être concerné par la question du Sahara et que son rôle se limite au statut d’observateur. Dans sa nouvelle Résolution sur le Sahara, la 18ème depuis celle de 2007 (S/RES/1782), le Conseil de sécurité a insisté sur la nécessité de mener des pourparlers incluant «toute les parties concernées», c’est-à-dire le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie, sous les auspices exclusifs des Nations-Unies. Un autre coup dur pour la algérienne qui a tout fait pour impliquer l’Union Africaine dans cette affaire alors qu’il s’agit d’une question qui relève du ressort exclusif de l’ONU. Remettant les choses dans leur contexte, la Résolution 2654 sur le Sahara a appelé une nouvelle fois, à la relance du processus des «Tables Rondes» initiées par l’ancien Emissaire onusien au Sahara, l’allemand Horst Köhler. Après deux rounds de pourparlers tenus en décembre 2018 et mars 2019 à Genève, ce processus a été interrompu suite à la démission de Köhler pour raisons de santé. Selon certains observateurs, l’ancien Représentant personnel du SG de l’ONU au Sahara aurait jeté l’éponge après avoir fait l’objet de tentatives de sabotage, menées par le duo algéro-polisarien. Depuis octobre 2021, le SG de l’ONU a un nouvel émissaire dans la région, en la personne de Staffan De Mistura. Afin d’éviter que le nouvel Envoyé personnel d’Antonio Guterres connaisse le même sort que son prédécesseur, le Conseil de sécurité a utilisé un langage plus ferme cette fois-ci. Dans sa nouvelle Résolution sur le Sahara, le CS de l’ONU a appelé les parties au conflit sur le Sahara, et à leur tête l’Algérie, à traiter avec S. De Mistura, «pendant toute la durée de ce processus (Tables Rondes, ndlr), dans un esprit de réalisme et de compromis». 

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Le Conseil de sécurité est allé plus loin, en appelant au renforcement de la entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe, considérant qu’il s’agit-là d’un gage de stabilité et de sécurité régionales. L’Algérie se retrouve ainsi dans un vrai embarras, sachant qu’elle ne ménage aucun effort pour saper tous les efforts visant à mettre en place une véritable union entre les pays maghrébins.

Prenant acte de la proposition marocaine d’autonomie pour les Provinces du Sud, sous le Souveraineté du Royaume, la Résolution 2654 n’a pas manqué de saluer «les efforts sérieux et crédibles déployés par le Maroc pour trouver une solution», au différend autour du Sahara. Le texte a également salué les démarches et initiatives prises par Rabat, notamment dans le domaine des droits de l’homme au Sahara, principalement à travers les Commissions du Conseil des Droits de l’Homme opérant à Laâyoune et Dakhla.

Concernant la Minurso, le CS de l’ONU a rappelé que la mission onusienne doit jouir du libre droit à l’exercice de ses fonctions, dont celle de patrouiller en toute sécurité et sans entrave. Sur ce point, la Résolution 2654 a pointé du doigt le Polisario l’accusant d’empêcher le personnel de la Minurso de se déplacer librement à l’Est du mur de sécurité. Les reproches du Conseil de Sécurité en direction des milices séparatistes qui bénéficient du soutien inconditionnel de la part de l’Algérie ne se sont pas arrêtés là. Dans sa Résolution sur le Sahara (2654), l’Organe Exécutif de l’ONU a rappelé l’urgence de procéder au décompte de la population de Tindouf, une demande que l’Algérie a longtemps rejetée. Après avoir demandé expressément au Polisario de permettre la reprise du réapprovisionnement sûr et régulier de la Minurso afin d’assurer la viabilité de sa présence au Sahara, le Conseil de sécurité a exprimé sa préoccupation face aux violations de l’accord de cessez-le-feu au Sahara par le Polisario, à l’Est du dispositif de défense, en contraste avec la constante du Royaume vis-à-vis de la Minurso.

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Enfin, le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) a été invité à faire à chaque fois qu’il le jugera utile, des exposés sur l’état d’avancement des pourparlers entre les parties au conflit autour du Sahara aux membres du Conseil de Sécurité. La résolution 2654 des Nations-Unies a également exhorté le SG de l’ONU à veiller à la bonne application des termes de ladite résolution tout en présentant un rapport périodique, détaillé, sur l’évolution de la situation au Sahara et ce, avant la fin de l’actuel mandat de la Minurso qui court jusqu’au 31 octobre 2023.

M. Lourhzal

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Résolution 2654 sur le Sahara

Le satisfecit du Maroc

Le Maroc a réagi à l’adoption de la Résolution 2654 sur le Sahara. Le ministère des Affaires étrangères a expliqué par le biais d’un communiqué rendu public jeudi 27 octobre 2022,  que «l’adoption de cette résolution intervient dans un contexte marqué par les percées significatives» réalisées dans le dossier du Sahara au cours des dernières années, notamment à travers l’ouverture à Laâyoune et à Dakhla de plus d’une trentaine de Consulats généraux, et la non-reconnaissance de plus de 84% des Etats membres de l’ONU du Polisario.  Le département dirigé par Nasser Bourita a démontré preuves à l’appui, que la résolution 2654 a conforté la position du Maroc par rapport à la question du Sahara. Ainsi, il a été relevé que le Conseil de sécurité a considéré dans le paragraphe préambulaire numéro 4 de ladite résolution, que le format des Tables Rondes est le seul cadre de discussion en vue de parvenir à une solution définitive au différend autour du Sahara, tout en mandatant l’Envoyé personnel du SG l’ONU de faciliter le processus politique en bâtissant sur le cadre instauré par son prédécesseur (paragraphe opératif numéro 3). Il s’agit, ensuite, comme expliqué par la marocaine, d’une confirmation des acteurs du processus onusien qui assument une responsabilité juridique, politique et morale dans la recherche d’une solution au conflit autour du Sahara. Dans ce cadre, le ministère marocain des AE a souligné que la Résolution 2654 du CS de l’ONU a appelé dans son paragraphe opératif numéro 3, «le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario à rester engagés dans ledit processus (pourparlers sous quadripartites sous l’égide des Nations-Unies). Enfin, le Maroc a rappelé que la nouvelle Résolution du CS de l’ONU a confirmé la finalité du processus politique basé sur le réalisme et le pragmatisme pour trouver une issue au différend autour du Sahara (paragraphe opératif numéro 2), tout en dénonçant les agissements provocateurs du Polisario qui sapent tout effort pour la résolution de ce dossier (paragraphe 8 de la Résolution 2654).

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