Italie | L’Afrique pour éviter le gaz russe

Italie,Afrique

Mario Draghi

L’ diversifie ses sources d’approvisionnement en gaz à toute vitesse: après l’, la péninsule va pouvoir compter sur l’aide de l’Égypte, bientôt de l’Angola, du Congo, du Mozambique.

L’, parmi les pays de l’ les plus dépendants du gaz russe, quatre jours après l’entrée des troupes russes en Ukraine, le 28 février, envoyait son ministre des Finances Luigi di Maio et le patron d’ENI, Claudio Descalzi, conclure un accord pour obtenir un accroissement des livraisons de gaz de la part de son partenaire algérien la Sonatrach.

L’ est l’un des plus gros consommateurs européens de gaz, qui représente 42% de sa énergétique, et elle importe 95% de son gaz. Et elle est ultra dépendante de la Russie qui lui fournit actuellement 45% de ce gaz. Depuis, l’activité diplomatique de l’ pour assurer son proche avenir énergétique et sortir  de son ultra dépendance au gaz russe n’a fait que s’amplifier, le Premier ministre Mario Draghi ayant fait de la diversification de ses fournisseurs une priorité. «Nous ne voulons plus dépendre du gaz russe, parce que la dépendance économique ne doit pas devenir une sujétion politique», a-t-il affirmé dimanche dans un entretien au quotidien «Il Corriere della Sera». Il ajoutait: «La diversification est possible et peut être mise en œuvre relativement rapidement, plus vite que nous le pensions il y a seulement un mois» Ainsi, après l’accord avec l’ le 28 février, celui avec l’Egypte avant Pâques, l’Italie vise de nouveaux accords: avec le Congo et l’Angola cette semaine et le Mozambique en mai.

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Les réussites de cette intense activité diplomatique de l’Italie sur le continent africain sont à l’image (et le résultat) des «excellentes relations» que le géant énergétique italien ENI a nouées au cours de presque soixante-dix années de présence en , où il est le leader tant au niveau de la production que des réserves, souligne pour l’AFP Davide Tabarelli, patron du groupe de réflexion Nomisma Energia.

P. Zehr

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