lundi 19 novembre 2018

Parution : Magnin et Qotbi cosignent «Lumières africaines»

Aucun livre n’avait, jusqu’à présent, offert un panorama de l’art contemporain africain à l’échelle du continent, Maghreb compris…

C’est désormais chose faite avec «Lumières africaines, l’élan contemporain». Cet ouvrage exceptionnel célèbre l’unité culturelle africaine à travers le regard de deux figures du monde de l’art qui cosignent le livre: Mehdi Qotbi, qui préside depuis 2011 la Fondation nationale des musées et André Magnin, commissaire d’exposition et expert internationalement reconnu, qui a constitué The Pigozzi Collection, un fonds de 15.000 œuvres entièrement dédié à l’art africain.

«‘‘Lumières africaines, l’élan contemporain’’ réunit les artistes par-delà les limitations géopolitiques et rappelle que les déserts du Sahara ou du Kalahari ne sont pas tant des frontières que des zones de passage. En donnant la parole aux générations qui, dès le début des années 1960 et jusqu’à la nouvelle vague des créateurs, reconfigurent la scène artistique en Afrique, cet ouvrage devient un document de travail qui s’ouvre comme une porte sur l’avenir», explique dans la préface l’écrivain et penseur ivoirien, Yacouba Konaté, président honoraire de l’Association internationale des critiques d’art.

En quelque 200 pages, cet ouvrage rassemble les biographies de 84 artistes, accompagnées des images de leurs œuvres les plus marquantes. Ce périple visuel à travers la richesse créative du continent mêle les précurseurs (William Kentridge (Afrique du Sud), Abdoulaye Konaté (Mali), Chéri Samba (République Démocratique du Congo), Oumar Ly (Sénégal), Romuald Hazoumè (Bénin)), aux générations plus récentes: Zoulikha Bouabdellah (Algérie), Soly Cissé (Sénégal), Pieter Hugo (Afrique du Sud), Mouna Karray (Tunisie) et Youssef Nabil (Egypte), entre autres.

Particulièrement présent dans l’ouvrage, l’art du Maroc réunit Ahmed Cherkaoui et Mohamed Kacimi, les pères de l’art moderne du Royaume et les grands noms de la scène actuelle: Mohamed El Baz, M’barek Bouhchichi, Hassan Darsi, Hassan Hajjaj ou encore Fatiha Zemmouri.

«De par sa situation géographique, le Maroc s’est nourri de diverses influences étrangères. Nous sommes avant tout africains. Et l’Afrique, qui est au cœur de l’évolution artistique mondiale, participe à l’explosion de la créativité, d’un langage universel. De nombreux artistes, parmi les plus grands, se sont nourris du continent: Picasso, Giacometti, Modigliani, Kandinsky», souligne Mehdi Qotbi.

«Toute la force et la nouveauté de l’approche des artistes résident dans la liberté qu’ils se sont octroyée. L’Afrique est porteuse d’inédits et assume son originalité dans ses différences. Les collectionneurs privés, les institutions publiques et privées, les galeries… découvrent l’art de ce continent. Ce continent n’a pas fini de nous surprendre par sa créativité et ses œuvres d’art éblouissantes de connaissances et d’inventions», témoigne André Magnin.

Pour rappel, «Lumières africaines, l’élan contemporain», qui sera présenté le 24 février 2018 à Marrakech, à l’occasion de la Foire d’art contemporain africain, a été édité avec le soutien et la contribution de l’OCP, BMCE Bank, la RAM, la Société Générale, Les Eaux Minérales d’Oulmès, Saham Finances et Saham Group.

Hamid Dades

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