USA-Trump Biden | Le dernier débat

USA-Trump Biden Le dernier débat

La pandémie mondiale ferait presque oublier que se profile la plus importante des élections pour l’avenir du monde le 3 novembre prochain. Trump-Biden se sont affrontés dans un dernier débat qui, pour une fois, a tenu presque toutes ses promesses.

Il y avait bien un  président face à un challenger. Bien sûr, la lutte contre la Covid était très présente. Joe Biden a accusé à plusieurs reprises Donald Trump d’avoir mal géré la crise.

«Je l’ai attrapé, j’ai beaucoup appris. Nous devons nous en remettre. Nous ne pouvons pas fermer le pays», a déclaré Donald Trump. Si vous n’entendez rien d’autre ce soir, entendez ceci… Quiconque est responsable de toutes ces morts ne devrait pas être président des Etats-Unis», a dit Joe Biden aux téléspectateurs.

Le président républicain, toujours surprenant, s’est décrit comme l’un des présidents ayant fait le plus pour la communauté afro-américaine.

«(J’ai fait) le projet de réforme de la justice pénale, la réforme des prisons, les zones d’opportunité, je me suis occupé des facultés et universités noires», a déclaré Donald Trump. Son opposant démocrate a quant à lui riposté en déclarant que «Trump verse de l’huile sur tous les feux racistes. Il a commencé sa campagne en disant qu’il se débarrasserait des violeurs mexicains. Il a exclu les musulmans parce qu’ils sont musulmans».

Mais une phrase pourrait porter tort à Biden. Abordant le sujet du changement climatique et des mesures à prendre pour y remédier, Donald Trump a demandé à son rival: «Mettriez-vous fin à l’industrie pétrolière?».

«Je mettrais en place la transition pour sortir de l’industrie pétrolière, oui, parce qu’elle pollue de manière significative», a répondu Joe Biden. «C’est une sacrée déclaration», lui a rétorqué Donald Trump, prenant à témoin les électeurs de plusieurs Etats industriels. «Il détruit l’industrie pétrolière. Est-ce que vous vous en souviendrez au Texas? Est-ce que vous en souviendrez en Pennsylvanie, en Oklahoma, en Ohio?».

La campagne, par ailleurs, s’intéresse de plus en plus aux ingérences étrangères. Ce mois-ci, le président Trump a retweeté avec approbation un article sur le site web de Breitbart, intitulé «La Chine semble favoriser Joe Biden lors de l’élection présidentielle».

«Bien sûr qu’ils veulent Biden. J’ai pris des milliards de dollars à la Chine et je les ai donnés à nos agriculteurs et au Trésor américain. La Chine posséderait les États-Unis si Biden & Hunter étaient plébiscités !» a écrit M. Trump, en parlant du fils de Joe Biden, Hunter, mis en cause dans une affaire internationale. Les démocrates, quant à eux, affirment qu’au moins en ce qui concerne les élections, c’est la Russie qui est la plus agressive. Joe Biden a récemment averti qu’il y aurait un «prix à payer» si la Russie continue à s’immiscer, qualifiant la Russie d’«opposant» aux États-Unis.

Le président Trump a souvent minimisé les allégations d’ingérence russe, le mettant en désaccord avec ses propres experts du renseignement.

Plusieurs centaines de messages incitant à voter Donald Trump et se faisant passer pour un groupe extrémiste soutenant le président sortant ont été envoyés à des électeurs démocrates ces derniers jours. Lors d’une conférence de presse, le directeur américain du renseignement, John Ratcliffe, a accusé l’Iran d’être derrière cette campagne de désinformation. Le haut fonctionnaire n’a pas donné de preuves à l’appui de son accusation. Les Etats-Unis ont sanctionné les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ainsi que des médias iraniens jeudi 22 octobre, pour «tentative d’ingérence» dans les élections américaines du 3 novembre, malgré les démentis outrés de l’Iran.

«Le régime iranien a visé le processus électoral des Etats-Unis avec des tentatives éhontées pour semer la discorde parmi les électeurs, en répandant la désinformation en ligne et en menant des opérations malintentionnées pour les induire en erreur”, a déclaré le Trésor américain dans un communiqué». Le régime iranien utilise de faux récits et d’autres contenus trompeurs pour tenter d’influencer les élections américaines».

Les coups bas vont se multiplier car l’élection est pour le moins incertaine. Les sondages donnent Trump vaincu, mais ils avaient prédit une large victoire pour Hilary Clinton. Si les résultats sont très serrés, il faudra attende de longs jours pour connaître le nom du futur président. Plus inquiétant, Trump a laissé planer la menace de ne pas reconnaître sa défaire. Dans un pays coupé en deux comme les USA, cela pourrait ébranler le fonctionnement démocratique et menacer la pais civile. Mais on n’en est pas là.

Patrice Zehr

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