Tunisie | Ben Ali regretté ?

Tunisie Ben Ali

La rue elle-même n’y est pas insensible. Même dans les régions intérieures ou se trouvent les fiefs de la révolution, certains Tunisiens glissent facilement que «du temps de Ben Ali, on était mieux», en référence à un meilleur confort de vie.

Dix ans après la révolution, la récession économique que vit le pays se répercute sur le portefeuille du Tunisien moyen. Sur l’année 2020, les prix de l’alimentation ont augmenté de 5 % et le salaire minimum, bien que rehaussé à 120 euros, ne suffit pas pour vivre dignement selon plusieurs études. Des hausses similaires touchent aussi le transport, la santé, ou encore l’immobilier locatif.

Belgacem Hmi Missaoui, 65 ans, les yeux plissés par la fatigue, chemise défraîchie boutonnée jusqu’au cou pour se protéger du froid, est chauffeur de taxi depuis près de quarante ans. Il a dû ralentir ses rythmes de travail après une opération à la jambe et une agression au couteau en 2012 qui l’a laissé traumatisé.

Ouvertement nostalgique du temps de Ben Ali, M. Misssaoui évoque le meilleur état des routes alors que, selon lui, les trous dans le bitume semblent s’élargir tous les jours. Son regard se limite certes à la capitale tunisienne où il vante les grands projets de Ben Ali, tels que le stade et le pont de Radès en banlieue sud. De l’inégal développement des régions intérieures, et de leur marginalisation, il dit toutefois ne pas être au courant (source Le Monde).

P. Zehr

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