«Le Dialogue national est positif, il reste à le mettre en œuvre»

Moulay ismail alaoui dialogue social

Entretien avec Ismaïl Alaoui, président de la Commission nationale du Dialogue national sur la société civile

Interview

Quel bilan du Dialogue national sur la société civile?

J’estime que le bilan du Dialogue national est de mon point de vue positif.

Et sa mise en œuvre?

Concernant sa mise en œuvre, il doit être traduit en actes à la fois législatifs et sur le terrain.

Il ne faudrait peut-être pas s’en féliciter outre mesure, car il y aurait encore des failles…

Je pense qu’il y a lieu d’être satisfait, mais sans tomber dans l’autosatisfaction.

Qu’est-ce qu’il reste encore à faire?

Il y a encore beaucoup à faire, à remonter.

D’une manière générale?

D’une manière générale et à mon humble avis, il y a lieu d’applaudir, mais en même temps de rester vigilant, parce qu’il s’agit là de décisions qui ont traversé plusieurs obstacles, du gouvernement et du parlement, avant que cela ne se concrétise sur le plan institutionnel. Il s’agit maintenant de les mettre en pratique et c’est justement là le rôle des associations et de la société civile.

Quelle méthodologie dans l’action de cette commission?

Depuis sa mise en place le 13 mars 2013, ladite commission est ouverte sur toutes les tendances. Elle a travaillé dans un esprit de consensus basé sur un dialogue constructif, avec pour objectif de rapprocher les points de vue divergents.

Les associations sont nombreuses, ce qui rend, je suppose, les concertations encore plus difficiles…

Les associations étaient au nombre de 10.000, ce qui ne nous a pas empêchés d’avoir des concertations avec elles: plus de 18 rencontres régionales et quatre autres avec les Marocains du monde, en plus de l’organisation de séances d’écoute chapeautées par des experts marocains et étrangers.

Quel était l’objectif de ces séances d’écoute qui duraient souvent des heures?

L’objectif était d’écouter bien entendu et aussi d’échanger les idées et les expériences.

Qu’attend-on de ces séances d’écoute?

Les propositions de ces séances d’écoute, qui ont été adoptées lors de la dernière réunion de la Commission nationale, ont été regroupées dans trois recommandations essentielles, à savoir la plate-forme judiciaire concernant les pétitions et les concertations publiques, la plate-forme juridique de la vie associative et la Charte nationale.

Quelle est l’importance de ce dialogue national?

Faire en sorte que la société civile continue de répondre aux besoins de notre société nationale, en particulier la jeunesse marocaine qui aspire à mettre en œuvre le principe de l’Etat de droit et de consolider la démocratie au Maroc.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

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