dimanche 8 décembre 2019

Driss Maghraoui, Directeur exécutif en charge du marché des particuliers & professionnels au sein d’Attijariwafa bank

«Le groupe Attijariwafa bank, pionnier dans l’inclusion financière, se veut acteur dynamique dans le projet m-paiement»

Driss Maghraoui, Directeur exécutif en charge du marché des particuliers & professionnels au sein d’Attijariwafa bank

Au moment où la solution nationale de paiement mobile est lancée, où en est l’offre paiement mobile du groupe Attijariwafa bank ?

Le groupe Attijariwafa bank a lancé sa solution JIBI et JIBI pro le 5 Juillet 2018, via sa filiale Wafacash, qui a été le premier établissement de paiement au Maroc à commercialiser un compte de paiement mobile. Elle compte déjà aujourd’hui des milliers d’utilisateurs.

Cette solution est en phase avec les objectifs nationaux tracés par Bank Al Maghrib en vue de lutter contre l’informel, améliorer l’inclusion financière et réduire la circulation du cash avec tout ce que cela comporte comme risque.

L’application JIBI pour les particuliers permet, entre autres, d’ouvrir et alimenter un compte de paiement, de payer un commerçant, d’envoyer et recevoir de l’argent via mobile ou agence, etc.

Pour sa part, JIBI pro est la solution conçue pour les commerçants et qui leur permet de se faire payer par les particuliers et d’effectuer des opérations à destination des professionnels.

La solution est commercialisée dans le réseau Attijariwafa bank mais aussi sur ses canaux digitaux.

Vous êtes donc prêts aujourd’hui pour affronter la concurrence qui s’annonce non seulement avec les autres acteurs du secteur bancaire, mais aussi avec les opérateurs de télécommunication… L’expérience du Groupe, dans le «e banking» vous donne-t-elle un avantage ?

Comme vous le savez, Attijariwafa bank a été pionnier en mettant en place les premiers jalons de l’e-banking dès le début des années 2000.

Ce positionnement stratégique nous a permis de mieux connaître les usages et les parcours client, concernant l’utilisation des outils digitaux, depuis la première génération qui se limitait à la consultation des soldes et des relevés et quelques opérations, jusqu’à la version actuelle qui permet de couvrir l’essentiel de la banque, au quotidien, sans se déplacer en agence.

Le lancement du paiement mobile vient donc renforcer la vision inscrite au centre du plan stratégique «Energies 2020», notamment en ce qui concerne la transformation digitale.

Quelle appréciation faites-vous du choix de l’interopérabilité fait par le Maroc et, plus généralement, de cette solution nationale de paiement mobile finalisée et lancée par Bank Al-Maghrib et l’ANRT, le 13 novembre dernier ?

Le lancement de l’interopérabilité est une bonne nouvelle pour l’économie marocaine. Elle permettra aux utilisateurs de cette solution de disposer de portefeuilles électroniques (m-wallet) avec tout le confort d’usage que cela implique, mais aussi des services annexes qui y seront greffés. Et ce, quel que soit l’opérateur de son interlocuteur (bancaire ou autre).

Bank Al Maghrib et L’ANRT ont conçu un dispositif très robuste afin d’encourager l’inclusion financière d’une grande partie de la population non encore bancarisée, en profitant du taux très élevé de la pénétration des services de téléphonie mobile.

Il existe de nombreuses expériences internationales réussies, suite à la mise en place de l’interopérabilité. Au Kenya, par exemple, pays référence du paiement mobile en Afrique, la solution a contribué fortement à l’amélioration des conditions de vie de la population.

Avec le paiement mobile, il y a plus de 14 millions de Marocains non-bancarisés à capter. Dans ce grand projet d’inclusion financière, vous êtes-vous fixé des objectifs et quels moyens comptez-vous mettre en œuvre pour les atteindre ?

En lançant la solution nationale de paiement mobile, Bank Al Maghrib a dressé un plan ambitieux visant à séduire d’ici 5 ans, 6 millions d’utilisateurs et de réaliser 1,3 millard de transactions soit 50 à 60 millions de Dirhams.

Bien entendu, le groupe Attijariwafa bank, en tant que pionnier dans l’inclusion financière (Hissab Bikhir chez Wafacash, L’bankalik sur le digital, etc.) ne peut que conforter son ambition d’être un acteur dynamique dans la réussite de ce projet national.

Propos recueillis par AB

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Un commentaire

  1. 1,3 miliard de transaction pour 60 millions de dirhams c’est moins d’un centime par transaction.

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