mardi 16 juillet 2019

SIAM : Ces professionnels actifs en 2018

Les acteurs de l’agriculture à pied d’œuvre, en 2018

En 2018, plusieurs intervenants et professionnels du secteur agricole se sont fait remarquer dans le domaine, soit par la force de la chose, le domaine étant leur champs d’action, soit par leur contribution au développement du domaine et/ou le soutien du modèle marocain et son rayonnement à l’échelle continentale, ou encore par leur forte implication dans la stratégie nationale agricole, en l’occurrence le Plan Maroc Vert (PMV). Zoom.

Aziz Akhannouch

Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts

En sa qualité de ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Aziz Akhannouch est ainsi la première personnalité concernée. Mais au-delà, le ministre veille au grain sur les différents projets lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV). «Le programme Maroc vert étant un plan global et intégré, la priorité est donnée au petit agriculteur, en cherchant à mettre au point des mécanismes appropriés et bien ciblés, pour répondre aux besoins de cette catégorie», explique-t-il à ce sujet. Cette stratégie nationale agricole, initiée par SM le Roi et  minutieusement suivie  par le département de l’Agriculture, sous la houlette d’Akhannouch, qui compte aujourd’hui à son actif un ensemble de réussites, notamment la contribution des programmes transverses structurants du Plan Maroc Vert (PMV) au développement de l’agriculture marocaine. L’augmentation enregistrée en 2018 du PIB agricole à 125 MMDH, en hausse de 60% par rapport à l’année du lancement du PMV (2008) confirme, à elle seule, l’efficacité de l’action du ministre. Mais il est  également d’autres indicateurs du développement du secteur qu’on peut retenir en 2018, notamment les investissements générés et qui avaient atteint 104 MMDH (depuis 2008), dont 60% proviennent du secteur privé. En 2019, l’investissement total dans le secteur agricole devrait totaliser quelque 115 MMDH, pour ne citer que cet exemple.

Mostafa Terrab

PDG de l’OCP

«Notre stratégie continue de porter ses résultats et nous évoluons progressivement vers une demande d’engrais de plus en plus adaptés aux besoins des sols et des cultures, avec un focus sur l’innovation et une approche orientée vers le fermier». Cette citation de Mostafa Terrab, Président-Directeur Général de l’OCP, traduit l’ambition du Groupe à occuper une place de choix dans le développement d’une agriculture durable. C’est même une priorité stratégique à l’échelon national. Cependant, grâce aux efforts déployés par le Groupe OCP, la consommation des engrais phosphatés au Maroc est au niveau des objectifs du Plan Maroc Vert à l’horizon 2020 et le groupe, sous la direction de Mostafa Terrab, va aujourd’hui au-delà et développe une expérience continentale distinguée, marquée par la récente signature avec le gouvernement ghanéen d’un protocole d’accord et ce, pour l’approvisionnement de ce pays de l’Afrique de l’Ouest en engrais phosphatés adaptés aux besoins des sols et des cultures locales.

Au Maroc, il y a lieu de rappeler que l’OCP a initié une action de proximité d’envergure à travers le programme «Al Moutmir» qui vise à être plus proche, plus disponible et davantage au service des agriculteurs, pas seulement à travers l’assistance technique, mais aussi à travers la formation et l’appui pour plus de développement et d’adaptation, ainsi qu’une meilleure connaissance des sols…

Tarik Sijilmassi

Président du Directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM)

«Banquier du Fellah», Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, a fait passer le groupe d’une simple banque qui traitait exclusivement avec les agriculteurs, à un accompagnateur de taille du progrès agricole national.

Le bras financier du secteur névralgique de l’agriculture et du développement rural, le Groupe Crédit Agricole du Maroc, également financeur du SIAM, s’est encore démarqué en 2018 avec des  résultats en forte progression et des indicateurs au vert. Sijilmassi, architecte de ces performances financières et de différents projets, dont l’état d’avancement est bien engagé, notamment ceux orientés vers le renforcement de l’inclusion financière des petits agriculteurs, peut être fier d’avoir si bien mené la barque du GCAM, pour qu’en 2018, le groupe arrive à réussir le franchissement des seuils symboliques de 100 MMDH de total Bilan. Outre le soutien non-financier, les agriculteurs marocains ont besoin d’un accès encore plus accru aux crédits bancaires et de l’encadrement nécessaire pour développer leurs activités, estime aussi Tariq Sijilmassi, pour qui l’accompagnement des agriculteurs marocains, les petits en particulier, revêt une importance primordiale pour le groupe bancaire. Cet accompagnement  n’est pas uniquement par les crédits, mais est également un soutien non-financier.  C’est dans ce sens qu’en 2018, le GCAM a lancé, en partenariat avec l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et l’Agence française de développement (AFD), un nombre de projets visant le soutien non financier des petits agriculteurs.

Jawad Chami

Commissaire Général du SIAM

«Le SIAM évolue, se transforme, se différencie et se façonne». C’est ainsi qu’est jugé le Salon par son commissaire, Jawad Chami. Exposition, mais aussi lieu de mémoire de l’évolution du tissu agricole et des innovations qui ont marqué le monde rural, tout en demeurant un important baromètre de l’intérêt porté au secteur et un véritable modèle africain. En 2018, l’évènement s’est inscrit dans le succès, l’incroyable engouement et l’intérêt suscité par les précédentes éditions. Hissé au podium international de grands événements agricoles, le SIAM, à travers le choix de ses différentes et pertinentes thématiques, a suivi de près et collaboré en filigrane aux évolutions et réalisations du développement de l’agriculture marocaine et de son positionnement, aussi bien sur la scène nationale et continentale qu’internationale. Si la 13ème édition a été celle des records, grâce aux efforts déployés par l’ensemble des intervenants et orchestrés par un commissariat, mené de main de maître par Jawad Chami, la 14ème édition ne dérogera pas à la règle, à 2 ans de l’achèvement du plan de développement agricole à l’horizon 2020, dont l’objectif est de mettre l’agriculture marocaine au centre de l’actualité du monde agricole. L’action de Jawad Chami traduit d’ailleurs cette  volonté de mettre l’agriculture marocaine au centre de la mouvance agricole mondiale.

Mohammed Fikrat

PDG de Cosumar

«Le maintien du niveau de production des plantes sucrières est le fruit des efforts déployés par la Cosumar et ses partenaires, pour améliorer la productivité des plantes sucrières; efforts conjugués à l’amélioration des conditions climatiques, notamment l’accroissement des niveaux de précipitations à partir du mois de janvier 2018». 2018 qui a, quand même, été une année faste, en dépit du début difficile de la campagne 2017-2018. Mais cela n’a pas influencé, pour autant, l’optimisme de Mohamed Fikrat, PDG de Cosumar, quant  à l’avenir du secteur de l’agroalimentaire.

Egalement président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire, Fikrat met souvent en avant les avancées réalisées dans le cadre du Plan Maroc vert qui a donné un vrai coup de pousse à la production, dans plusieurs secteurs. Dans ce cadre, le Groupe Cosumar, grande entreprise marocaine, est de plus en plus reconnue pour son rôle d’agrégateur de la filière sucrière, sous la houlette de Mohammed Fikrat. L’entreprise a bouclé l’année 2018 par de nombreuses actions qui s’alignent sur les engagements du Groupe envers ses collaborateurs, la société civile et l’ensemble de l’écosystème.

Ainsi, dans le monde rural, en tant qu’agrégateur responsable, Cosumar conduit, en faveur des agriculteurs et de leurs familles, de multiples actions visant à développer les régions et à favoriser notamment l’accès aux soins de santé et à l’éducation. Aussi, l’entreprise s’investit-elle aux côtés de la société civile pour de nombreuses œuvres caritatives.

Hicham Belmrah

Président du directoire de la MAMDA

A la tête de l’assurance agricole par excellence, Hicham Belmrah, Président du directoire de la MAMDA, boucle 2018 avec de multiples performances. En témoigne, à juste titre, la MAMDA qui  assure, à ce jour, plus de 80% de la Surface Agricole Utile nationale…

Selon Belmrah, la Mamda est un acteur important du secteur agricole, fortement mobilisé dans le cadre du Plan Maroc Vert. Le groupe accorde ainsi une grande importance à l’accompagnement et à la mobilisation aux côtés du secteur agricole et des agriculteurs. «Nous avons essentiellement, à ce titre, un objectif pédagogique visant à démontrer aux acteurs agricoles ou institutionnels les bénéfices de la souscription aux assurances agricoles, d’autant que l’agriculture marocaine a opéré une extraordinaire mue ces dernières années». En 2018, lors du SIAM, la MAMDA a élargi son cercle de compétences à travers  la signature de trois conventions au profit des filières équine, bovine et avicole.

Hicham Belmrah et Tariq Sijilmassi ont ainsi signé une 1ère convention relative aux produits d’assurance accompagnant les financements accordés aux éleveurs. Belmrah a également paraphé une 2ème convention avec la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). Enfin, la MAMDA et la SOREC ont également convenu de faire profiter les éleveurs de chevaux des produits sur mesure adaptés aux besoins de la filière équine. Cette forte mobilisation aux côtés des opérateurs des filières bovine, équine et avicole, dans le cadre du Plan Maroc Vert, aura ainsi marquée l’année pour l’assureur historique de l’agriculture, MAMDA et le président de son directoire, Hicham Belmrah. Pour ce dernier, l’action continue, partant du fait qu’il n’y a pas de producteur agricole type et que «la Mamda adapte ses offres en fonction des nécessités et des exigences de chacun… Il faut offrir des solutions sur mesure».

Abdellah Janati

DG de l’ONSSA

Fraîchement arrivé à la tête de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA), Abdellah Janati a eu une année 2018 bien mouvementée. Nommé le 21 décembre 2017, il a pris ses fonctions le 29 décembre, pour faire face à plusieurs dossiers prioritaires, allant de la traçabilité à un processus d’assurance qualité engagé, en passant par la restauration collective, filière à laquelle le DG voulait s’attaquer à travers le lancement de campagnes de sensibilisation, pour asseoir et améliorer les pratiques d’hygiène. Du travail et des chantiers urgents dont l’objectif était surtout de  rendre du crédit à une institution dont la cote s’est vue considérablement abîmée  auprès de l’opinion, suite notamment au scandale de viandes avariées à l’Aïd Al-Adha 2017. A. Janati en a tiré des leçons qui se sont traduites par des actions concrètes ayant marqué sa première année d’entrée en exercice en 2018. La priorité pour Janati était d’adopter une approche qui consiste à «tracer une vision claire pour le moyen terme. Il s’agit notamment d’améliorer notre maîtrise de la sécurité sanitaire et de la conformité des produits alimentaires mis sur le marché local. En plus de la traçabilité, la santé animale et végétale, la gestion des pesticides et le contrôle de la restauration collective à travers des programmes d’inspection et de  sensibilisation…». Une feuille de route reprenant ces principales orientations a ainsi été établie et partagée avec les partenaires. Pour harmoniser les pratiques et méthodes de travail, l’Office s’est inscrit dans un processus d’assurance qualité, ISO 9001, 17020 et 17025. En 2018 également, concernant les viandes de l’Aïd Al-Adha, l’Office a adopté  une démarche proactive et participative, favorisant ainsi une communication rapprochée avec les acteurs concernés, tels que les agriculteurs, les professionnels et les citoyens. Ainsi, il a été procédé à l’accélération du processus d’agréments et autorisations sanitaires des unités agro-industrielles. Ceci a permis une meilleure maîtrise de la traçabilité et une gestion des risques, en identifiant l’origine de chaque produit, en vue de faciliter le retrait ou le rappel en cas de problème.

Enfin cette année, Tijara 2020, l’association des distributeurs de produits de grande consommation, s’est alliée à l’ONSSA. Cette collaboration vise à assurer une sécurité sanitaire optimale pour les produits distribués de manière formelle au Maroc.

LR

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