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Réaction : Le grain de sel de l’USFP

Le Bureau politique de l’USFP a tenu, lundi 13 mai 2013, sa réunion hebdomadaire.

Driss Lachgar

Dans un communiqué publié le même jour, concernant les retombées de la décision du Parti de l’Istiqlal de quitter le gouvernement, il a préconisé l’ouverture d’un dialogue entre les forces vives de la nation afin de surmonter «la crise politique actuelle». «La perception négative de la pratique gouvernementale nuit gravement à la gestion de la chose publique, à la situation socio-économique et ne répond pas aux attentes des citoyens en termes de concrétisation des acquis démocratiques qu’a apportés la Constitution et de gestion de dossiers de grande importance, tels que ceux de l’emploi, de l’éducation, de la santé et des investissements», précise le communiqué.

Tout en rappelant que «le Bureau politique a appelé à une révision globale de la pratique gouvernementale et législative depuis que cet Exécutif est au pouvoir, en vue de progresser dans l’opérationnalisation de la nouvelle Constitution et d’abandonner les tentatives d’hégémonie auxquelles aspire le Parti de la justice et du développement, avec comme objectif la marginalisation de l’ensemble des forces vives, qu’elles soient de la majorité ou de l’opposition», la direction de l’USFP a mis en garde contre la gravité des pratiques de ce parti (le PJD), à l’instar de la nomination de ses membres et sympathisants à des postes de responsabilité de l’Etat, contrairement aux principes de transparence et d’égalité des chances entre les compétences et les citoyens, comme il est stipulé clairement dans la Constitution. Les membres du BP n’ont pas manqué de dénoncer le comportement dangereux de ce parti qui vise, dans le cadre de son obsession hégémonique, à s’accaparer les médias publics et exploiter le site du gouvernement pour le transformer en outil de propagande servant ses positions au détriment des lois cadres de ce secteur. Le communiqué ajoute: «Ils ont considéré que ces différentes pratiques ne sont que le reflet de cette obsession électoraliste étroite qui guide tout comportement du PJD au sein du gouvernement, au lieu de servir l’intérêt général et de dépasser les calculs politiciens étriqués».
Le Bureau politique a conclu que, pour sortir de la crise politique actuelle, il est nécessaire d’ouvrir un dialogue entre les forces vives du pays en vue de parvenir à un consensus général concernant la méthodologie de la mise en œuvre de la constitution, l’interprétation démocratique de ses dispositions et l’élaboration d’une stratégie nationale pour pallier les déséquilibres patents «quant à la gestion des affaires publiques, lesquels menacent notre pays d’une crise cardiaque aux niveaux politique, économique, social et culturel…».

Et El Fassi aussi…
Abdelouahed El Fassi, leader du courant «Bila Hawada» s’est manifesté lors d’une conférence de presse, précisant :

«Je n’ai jamais imaginé un jour que le parti de l’Istiqlal arriverait à cette situation et demanderait l’arbitrage du Souverain après avoir pris la décision de se retirer du gouvernement… Cette décision est illégale parce que la question de se retirer du gouvernement n’était pas inscrite à l’ordre du jour des travaux du Conseil national. Il aurait mieux valu en débattre, sans nécessairement prendre la décision… A ma connaissance, les statuts du parti réservent ce genre de décisions au Comité exécutif… Le recours à l’arbitrage royal est une erreur. Je pense qu’il fallait faire référence à l’article 47, pousser tous les ministres istiqlaliens à la démission et informer le chef du Gouvernement qui, à son tour, informe le Souverain. Je pense que celui qui annonce son retrait du gouvernement ne doit pas recourir à l’arbitrage royal. Sinon, il fallait y avoir recours avant le Conseil national et non pas au moment où le Roi se trouvait à l’étranger. Je n’ai jamais imaginé que l’Istiqlal sombrerait dans ce genre de méthodes. Aujourd’hui, c’est la jeunesse du parti qui fait main basse sur le parti… J’espère que les sages du Conseil de la Présidence vont intervenir dans tout cela…».

Bisbille au sein de l’Istiqlal

L’on apprend qu’une vingtaine de membres du Conseil national du parti se seraient réunis, ce mardi 14 mai à Rabat, pour répondre aux propos tenus par Abdelouahed El Fassi lors de cette conférence de presse de son courant «Bila Hawada». Ces membres (des proches de Chabat), ont déclaré qu’ils allaient porter plainte contre A. El Fassi. Mais avant cela, ils ont déclaré qu’ils allaient saisir les instances de l’Istiqlal pour traduire A. El Fassi devant un conseil disciplinaire.

 

 

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