Les mauvais choix du Régime algérien

Avec le : L’escalade

Avec le : Ruse et répression

L’Economie : Dernière des priorités

 

A trop vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts, comme c’est le cas du régime algérien qui s’est gouré sur toute la ligne.

Au lieu de saisir les opportunités qui se présentent à lui pour prouver sa bonne foi vis-à-vis de son peuple et des pays de son voisinage notamment le , le pouvoir absolu et arbitraire en Algérie s’est obstiné à faire les mauvais choix.  Résultat des courses, un pays diplomatiquement isolé, une nation entière dégoûtée par ses dirigeants, en plus d’une économie au bord du gouffre.

Quand Rabat  montre la lune, regarde le doigt

L’Algérie et le partagent la même langue, la même religion et presque les mêmes coutumes. Au lieu d’en faire une force de conjoint, dans le cadre de la politique de bon voisinage prônée par le Royaume, le régime algérien s’est entêté depuis l’indépendance du pays en 1962, à faire de l’escalade avec le , une doctrine.

En ce murant dans le silence et en faisant la sourde oreille à l’appel de Rabat pour ouvrir une nouvelle page dans les relations maroco-algériennes, le pouvoir d’ n’a fait qu’entraver le développement de toute une région. Sans oublier que la fermeture de la frontière terrestre de 1.600 kilomètres qui sépare le Maroc et l’Algérie, a accentué la fracture entre les peuples des deux pays.

Les initiatives lancées par le Maroc en direction de l’Algérie pour ramener le régime en place à la raison, se sont heurtées à un mur  d’inimitié manifeste de la part de la junte militaire oligarchique qui règne sur le pays du million de martyrs, depuis plus de cinq décennies. Le refus de la caste dirigeante algérienne de saisir la main pacifique qui lui a été tendue par le Maroc était prévisible.  Quoi qu’il en soit, il est clair que cette attitude non constructive empêche le développement de la région du Maghreb Arabe. 

Le peuple algérien n’est pas dupe!

Pour garder son emprise sur le peuple algérien, le régime d’ a toujours joué la carte usée de l’ennemi extérieur, le Maroc. Aujourd’hui, contrairement à ce qui se faisait avant en Algérie, l’infantilisation du peuple n’est plus possible. C’est pour cela d’ailleurs que les Algériens se sont soulevés il y a deux ans de cela pour dire NON à l’injustice,  réclamer la chute du régime et le départ de tous les symboles.

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Face à la détermination du mouvement de contestation populaire, qui a soufflé lundi 22 février 2021 sa deuxième bougie, le pouvoir en place a multiplié les entourloupes médiatiques faisant croire que les revendications des citoyens ont été entendues. Annonce de la dissolution du Parlement, de la tenue d’élections législatives anticipées ainsi qu’un remaniement ministériel de façade, sans oublier les procès expéditifs de certaines figures de l’ère Bouteflika, sont autant de poignées de poudre aux yeux et de mensonges que le peuple algérien a appris à détecter.

Economie? Circulez, il n’y a rien à voir

Dans tous les pays du monde, surtout dans le contexte actuel de pandémie, la relance économique est placée au centre des priorités. En Algérie, l’économie est le dernier des soucis des politiques. L’élite algérienne a systématiquement détruit le pays depuis plus de 50 ans et pillé ses richesses. Et ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer, d’autant plus que ce qui importe le plus pour le régime et ses hauts dignitaires c’est de préserver leurs privilèges.

Le changement du système réclamé par les manifestants algériens depuis février 2019, devait venir du régime. Cela aurait épargné à l’Algérie une perte de temps et lui aurait évité les futures crises politiques, économiques et sociales imminentes qui se profilent à l’horizon à cause des mauvais choix du pouvoir en place. Aujourd’hui plus qu’hier, le peuple algérien qui s’est libéré de ses peurs, est déterminé à faire plier le régime qui rappelons-le, ne jouit d’aucune légitimité ni crédibilité aux yeux du peuple.

Une chose est sûre: c’est bien à un nouvel épisode du bras de fer entre le régime et le que l’Algérie s’apprête à assister.

Mohcine Lourhzal

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