La DG du FMI réitère l’appel à doter l’Afrique d’une capacité vaccinale « robuste et fiable »

FMI

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a réitéré l’appel à doter l’Afrique d’une capacité vaccinale « robuste et fiable », estimant qu’il s’agit d’un « bien public mondial, qui mérite un soutien mondial » d’autant plus que le taux de vaccination sur le continent est inférieur à 10 %.

« Alors que l’Afrique est confrontée à une quatrième vague d’infections, l’émergence de la variante Omicron est un autre rappel que la capacité de la région à s’équiper pour lutter contre cette pandémie et répondre aux futurs besoins de soins de santé a des implications mondiales », a estimé la dirigeante du FMI dans un blog diffusé mercredi.

Pour elle, cette aide vaccinale à l’Afrique, un objectif « nécessaire » et « réalisable », s’impose aussi vu « l’appréhension face à la crise sanitaire et les incertitudes économiques associées ».

« Il est essentiel que la région dispose des outils et des fonds nécessaires pour renforcer ses capacités de production et de fabrication de vaccins », a recommandé la dirigeante de l’institution financière internationale.

Dans ce sens, elle a mis en avant l’importance des efforts en cours sur le continent pour développer la fabrication de vaccins et des chaînes d’approvisionnement régionales renforcées.

Saluant le travail « d’une impressionnante communauté de la santé et de la science à l’échelle de l’Afrique qui apporte une contribution inestimable à la santé mondiale », la DG du FMI a relevé qu’il existe 12 installations de production, en fonctionnement ou en cours de développement, dans six pays africains, dont le Maroc, qui devraient produire une large gamme de vaccins COVID-19.

Pour l’instant, l’Afrique reste néanmoins encore tributaire des importations et des dons de vaccins COVID-19.

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« La priorité la plus immédiate doit être de garantir la prévisibilité des livraisons de vaccins, notamment par le biais de COVAX et de l’African Vaccine Acquisition Trust (AVAT) », a-t-elle noté, ajoutant qu’un financement sera également nécessaire pour garantir que les systèmes de santé africains puissent vacciner la population locale rapidement à mesure que de nouvelles fournitures arrivent, notamment par le biais d’efforts de sensibilisation pour réitérer l’importance des vaccins et réduire la désinformation et l’hésitation face aux vaccins.

Au-delà des vaccins, la région a besoin d’accéder à des tests, des traitements et des équipements de protection.

Pour la DG du FMI, la distribution de vaccins et d’autres outils « se poursuit à deux vitesses alarmantes et différentes ». Seuls sept pays africains ont atteint l’objectif de 40 % en 2021 et, pour beaucoup, l’objectif de 70 % semble de plus en plus ambitieux.

Et d’indiquer que combler le déficit de financement de 23 milliards de dollars de l’accélérateur d’accès aux outils COVID-19 (ACT), serait une première étape vers l’équité en matière de vaccins.

« Ce soutien international n’est pas de la charité. C’est un bien public mondial ! Comme nous le savons tous maintenant, personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité »,a-t-elle martelé.

Et de recommander enfin l’impératif de renforcer la résilience pour l’avenir, y compris la capacité de la région à subvenir à ses propres besoins, contre le COVID-19 ou toute autre future crise sanitaire.

LR/MAP

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