CGEM-COALMA | La gouvernance hydrique au cœur du Business Dialogue

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La Confédération Générale des du Maroc () et la Coalition Marocaine pour l’Eau (COALMA) ont co-organisé la deuxième édition du autour du thème: «La gestion des risques liés aux ressources en eau au service du local et des PPP».

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette rencontre tenue le 13 mai 2022 au Musée de l’Eau de Marrakech, avait pour objectifs d’échanger les points de vue autour des moyens de renforcer la sécurité hydrique au Maroc.

L’eau, source de vie et de durable

Les participants à l’édition 2022 du sur l’Eau, dont Chakib Alj (Président de la ), Nizar Baraka (Ministre de l’Equipement et de l’Eau), Ryad Mezzour (Ministre de l’Industrie et du Commerce) et Houria Tazi Sadeq (Présidente de la COALMA), ont été unanimes pour dire qu’il est aujourd’hui nécessaire de faire appel à des solutions diversifiées pour garantir la sécurité hydrique du Royaume. Il s’agit principalement de la réutilisation des eaux pluviales, les eaux provenant du dessalement d’eaux de mer ou saumâtres et encore la réutilisation d’eaux usées traitées. Le tout, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP).  S’exprimant à cette occasion, le Président de la a mis en avant les efforts entrepris par le Maroc pour faire face aux multiples défis auxquels il fait face en matière de gestion des ressources hydriques, appelant à davantage d’implication de la part des parties prenantes, en particulier le secteur privé, dans ce domaine. «Le Maroc a connu des évolutions positives et importantes, sur les plans juridique et institutionnel, permettant de mieux appréhender la question de l’eau», a-t-il souligné.

Le Président de la Confédération patronale, n’a pas manqué de rappeler que le Royaume est situé dans une région parmi les plus impactées par les effets délétères des changements climatiques et l’eau est le principal secteur impacté, ajoutant que cette situation se manifeste par une raréfaction des ressources en eau, mais aussi par l’accentuation des phénomènes climatiques extrêmes, une succession de périodes de sécheresse et par une répartition disparate de la pluviométrie entre les différentes régions du Royaume. Pour faire face à ces défis, C. Alj a souligné l’impératif d’une action collective, en opérant en urgence, des choix et des décisions stratégiques pour une meilleure gestion des ressources hydriques du Royaume. «Il s’agit d’une responsabilité partagée», a-t-il affirmé, saluant les actions menées dans ce sens par les pouvoirs publics, notamment les mesures d’urgence adoptées par le ministère de l’Equipement et l’Eau pour réduire les risques liées à la sécheresse. Le Patron des patrons a également préconisé l’utilisation des eaux dites non-conventionnelles,  à travers un plus important de nouvelles solutions pour la mobilisation des ressources hydriques par le biais notamment de technologies de dessalement d’eau de mer durables utilisant les énergies renouvelables, mais également la réutilisation des eaux usées traitées.

Cet or bleu que le Maroc veut préserver

De son côté, la Présidente de la Coalition Marocaine pour l’Eau (COALMA), a indiqué que le Maroc a toujours eu conscience de la valeur de l’eau, faisant observer que la bonne gestion des ressources hydriques constitue une véritable clé de développement. Houria Tazi Sadeq a également mis en exergue les défis actuels et futurs auxquels fait face le secteur de l’eau, notant que ces challenges exigent des mesures adéquates à même de réduire les risques liés particulièrement à la sécheresse, sachant que le Maroc a connu cette année un grand déficit pluviométrique. 

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En tant que principal acteur concerné par la gouvernance hydrique, le département de l’Equipement et de l’Eau joue un rôle central dans la politique de maîtrise et de mobilisation des ressources en eau au niveau national. Prenant part au sur l’Eau qui s’est tenu le 13 mai 2022 à Marrakech, le ministre de tutelle a rappelé que le Maroc accorde une importance majeure à l’efficacité hydrique, au même titre que l’efficacité énergétique. Evoquant l’exemple de l’agriculture, Nizar Baraka a fait savoir qu’ «actuellement, 700.000 hectares ont été déjà convertis au goutte à goutte dans l’objectif d’atteindre 1.000.000 ha à l’horizon 2026. Le ministre de l’Equipement et de l’Eau a relevé que d’autres secteurs comme l’Industrie et le Tourisme, se sont inscrits dans une logique de durabilité en matière de gestion des ressources en eau. Face aux besoins croissants en eau, N. Baraka a mis l’accent de recourir au dessalement de l’eau de mer, notamment au niveau du Littoral pour pouvoir assurer et sécuriser les besoins hydriques des populations et libérer suffisamment d’eau pour l’intérieur». Et le ministre de poursuivre qu’il y a un besoin de mobiliser des ressources en eau non-conventionnelles, soulignant la volonté du gouvernement actuel, d’accélérer le processus de dessalement de l’eau de mer.

La baisse du coût des énergies renouvelables peut contribuer à la compétitivité des processus de dessalement de l’eau. C’est la conviction exprimée par le ministre de l’Industrie et du Commerce. «Je suis convaincu qu’avec la baisse des prix des énergies renouvelables, le dessalement de l’eau de mer devient un moyen de production de l’eau extrêmement compétitif», a affirmé Ryad Mezzour. Le Maroc dispose d’une capacité de production des énergies renouvelables à bas coût, parmi les meilleures au monde, a-t-il ajouté, relevant que l’enjeu actuel est de consacrer une partie de cette production au profit du dessalement de l’eau de mer. Par ailleurs, le ministre a rappelé les efforts visant à réduire l’empreinte en eau du secteur industriel, eu égard à son ouverture sur des marchés exigeants en la matière, notant qu’au niveau du secteur du textile, l’empreinte en eau a été divisée par quatre. D’autres secteurs sont également concernés par cette orientation, a fait savoir R. Mezzour, ajoutant que toutes les nouvelles zones industrielles devraient être pré-équipées en dispositifs de traitement de l’eau. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a également fait état d’un plan volontariste en matière du traitement de l’eau qui «cible les zones industrielles actives et polluantes et envisage le déplacement des activités polluantes relatives, notamment, au cuir vers des zones offrant la possibilité de traiter les eaux usées conformément aux standards internationaux».

La deuxième édition du Business Dialogue sur l’Eau, a connu l’organisation de panels thématiques, accès sur l’importance de l’eau et son rôle dans le développement durable, à condition que cette ressource fasse l’objet d’une gestion intelligente et d’un usage raisonnable.

Mohcine Lourhzal

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