Algérie-Maroc | Histoire d’une ingratitude à l’état pur !

Le Maroc a toujours affiché sa solidarité envers d’autres nations. Pourtant, il a souvent reçu de l’ingratitude en retour. L’un des exemples les plus criants et celui de l’Algérie.

Au lendemain de son indépendance, le Maroc a apporté un soutien appuyé à l’Algérie dans sa lutte contre le colonialisme français.  De fait, le Royaume a servi de base arrière pour la résistance algérienne sous la houlette du Front de Libération Nationale (FLN).

Le Maroc engagé dans la défense des causes justes

Cette lutte commune a été couronnée par l’indépendance de l’Algérie en 1962, engendrant une lueur d’espoir pour une coopération bilatérale entre Rabat et Alger. Malheureusement, cet espoir s’est rapidement effrité en raison des tensions qui ont pris le dessus en raison de l’hostilité affichée du régime algérien envers le Maroc. Au milieu des années cinquante, la France a annexé Tindouf et Colomb-Béchar au territoire algérien. Au lendemain de son indépendance, le Maroc a manifesté son souhait de récupérer ces deux régions. Une volonté qui a eu l’aval des autorités françaises mais a été conditionnée par l’arrêt  du soutien apporté par le Royaume aux résistants algériens, ce que Rabat a refusé catégoriquement, préconisant des négociations directes avec le voisin de l’Est dans un cadre convivial et de bon voisinage. C’est ainsi que Rabat a décidé conjointement avec le chef de gouvernement algérien provisoire, Ferhat Abbas, de reporter la question du tracé des frontières avec l’Algérie jusqu’à ce qu’elle obtienne officiellement son indépendance.

Une déferlante de haine injustifiée

L’Algérie devient indépendante en 1962. Ahmed Ben Bella prend alors les commandes du pays avant de renoncer à l’engagement pris par l’Algérie de reconsidérer les frontières avec le Maroc, héritées de l’ère coloniale. Ce fut la première pomme de discorde entre les deux pays, à l’origine de la guerre des sables en 1963.  L’avènement de Houari Boumediene au pouvoir en 1965, après un coup d’état contre Ben Bella a accentué les tensions entre Rabat et Alger. Boumediene faisant de l’hostilité à l’égard du Maroc son cheval de bataille, qui s’est traduite par un soutien indéfectible au Polisario qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui.  À l’issue de l’organisation de la Marche Verte lancée par feu SM le Roi Hassan II, le 6 novembre 1975, l’Algérie a gelé les relations diplomatiques avec le Maroc, fermé ses frontières et opté pour l’option la plus radicale en procédant à l’expulsion le jour de l’Aïd el Adha, de 350.000 Marocains d’Algérie. Une attitude qui est restée dans les mémoires de tous les Marocains. 

La création, le 17 février 1989 de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) à Fès, suite à la signature du Traité constitutif de l’UMA a permis d’apaiser quelque peu les tensions et de discuter dans un climat de respect mutuel et en l’absence de conditions préalables entre les deux pays. Un moment d’apaisement qui n’a pas duré longtemps. En 1994 les relations maroco-algériennes traverseront une nouvelle zone de turbulence, suite à l’attentat terroriste qui a secoué l’hôtel Atlas Asni à Marrakech. L’enquête a démontré l’implication des services secrets algériens dans ce massacre. Cet événement aura des répercussions négatives sur les relations maroco-algériennes du fait que le Royaume a pointé directement du doigt la responsabilité des algériens dans la planification et l’exécution de cette opération terroriste et a répliqué en instaurant le visa pour les ressortissants algériens désirant se rendre sur le territoire national. L’avènement de Abdelaziz Bouteflika au palais Al Mouradiya en 1999 n’a pas changé grand-chose aux relations entre l’Algérie et le Maroc. Il convient de mentionner que l’émissaire qui était chargé de conjuguer les plans et les projets de Boumediene en réalité était son ministre des affaires étrangères qui n’était autre que Bouteflika lui-même qui a gouverné l’Algérie d’une main de fer durant 20 ans.

Rabat prône la politique de la main tendue

Quant au Maroc, il a toujours maintenu la main tendue à son voisin en vue de régler tous les contentieux historiques. Force est de constater que l’initiative de réconciliation a émané de la plus haute autorité politique au Maroc, à savoir SM le Roi Mohammed VI, dans un Discours à l’occasion de la fête du Trône prononcé le 29 Juillet 2019. Une proposition qui n’a pas trouvé un écho favorable dans le bloc algérien. L’actuel président algérien Tebboune conserve la stratégie hostile de l’Algérie à l’égard du Royaume. Cherchant à faire persister le conflit autour du Sahara, les hauts gradés de l’armée algérienne condamnent le peuple algérien à l’immobilisme et multiplient les obstacles à l’édification d’un Maghreb Arabe soudé.

Aujourd’hui encore le régime en place en Algérie, continue de camper sur sa position et prône l’immobilisme, hypothéquant, ainsi, l’avenir de l’édification maghrébine par opposition aux aspirations des peuples de la région. Mais qui est le perdant…?

ML

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