lundi 19 novembre 2018

Maroc/Impôts : La DGI s’attaque à l’IR professionnel

«L’impôt sur le revenu professionnel est notre cheval de bataille pour 2018. Ce n’est pas normal que certains contribuables s’acquittent de leurs impôts et d’autres participent de manière marginale».

Ces propos de Omar Faraj, DG de la Direction générale des impôts (DGI) sont la suite logique d’un constat pertinent de la DGI, relatif aux «écarts importants entre les recettes de l’impôt sur le revenu prélevée à la source et l’IR déclaré par les professions libérales». Faraj cite, à cet effet, l’exemple des médecins privés spécialistes, estimant que leur contribution était «très modique» par rapport à ce qui était raisonnablement attendu comme niveau de participation.
«Nous ne pouvons pas continuer d’ignorer cette situation. Nous nous attaquons donc aux manifestations les plus flagrantes et les plus indécentes», note encore Faraj qui fait  aussi savoir que la DGI dispose aujourd’hui des informations qui lui permettent de relever ces incohérences. Et de souligner: «La télé-déclaration et le télépaiement assurent la traçabilité qui englobe même des acteurs qui n’étaient pas jusque-là sur nos radars».
Après avoir noté que les prélèvements de l’IR sur les salaires et la TVA qui ne sont pas reversés constituent des lignes rouges pour la DGI, Faraj a souligné que la DGI accepte de discuter avec les opérateurs sur les montages d’optimisation fiscale, mais non avec ceux qui collectent la TVA ou l’IR et ne les reversent pas, faisant observer que ce genre de comportement devient de plus en plus périlleux.
Il a en outre fait savoir que les contrôles vont augmenter de manière continue et que 1.000 contrôleurs y seront affectés, contre moins de 300 auparavant. Cette opération s’effectuera, selon le DG De la DGI, sans recrutement, mais à travers un effort de redéploiement.
Pour ce qui est du  calendrier du basculement au numérique, Faraj a assuré que «tout sera prêt pour le début du mois d’avril prochain». Et de préciser qu’à cette date, «nous deviendrons une administration numérique intégrale. Avec cette mutation, nous avons besoin de former près de 2.000 collaborateurs et nous devons aller très vite».

HD

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