dimanche 22 octobre 2017

Entreprise familiale : Qu’en est-il de la transmission au Maroc ?

L’entreprise familiale semble plus «intégrer» le concept de transmission dans ses options stratégiques: 60% des dirigeants y sont ouverts, contre 46% en 2011, selon les résultats de la 3ème édition du Baromètre BDO sur la Relève Entrepreneuriale au Maroc, présentés à Casablanca au siège de la Bourse.
La transmission est de plus en plus une question de «nécessité» pour les cédants des entreprises familiales. Mais pour les repreneurs, elle reste une question de choix et, surtout, d’opportunités, fait ressortir cette étude destinée à cartographier l’écosystème ad-hoc et les problèmes de transmission d’entreprises au Maroc.
Réalisée par le Cabinet d’audit, de conseil et d’expertise comptable «BDO», en partenariat avec Maroc PME, la Bourse de Casablanca et Maroclear, cette étude vise à apporter un éclairage sur la transmission des entreprises et susciter une réflexion pour la mise en place d’actions, en vue d’encourager et de faciliter le processus de transmission.
Les dirigeants décident de céder, avant tout, pour des raisons liées à la conjoncture du secteur d’activité ou pour l’appât d’un bon deal (transaction financière), souligne cette étude menée avec la contribution de l’institut d’études de marché indépendant «CO Marketing» et le spécialiste du renseignement commercial sur les sociétés marocaines, Inforisk.

Transmission, quel processus?

Pour ce qui est du processus de transmission, les dirigeants sont généralement optimistes… En effet, 61% le jugent facile, contre à peine la moitié en 2009, tandis que les problèmes avec les partenaires (clients/fournisseurs/banques/créanciers) et les difficultés internes à l’entreprise constituent les principales difficultés/appréhensions en 2016.
L’année dernière, ce sont les relations cédant-repreneur qui étaient invoquées avec plus de récurrence, souligne la publication, notant que l’expert-comptable est devenu le prestataire externe de référence pour les opérations de transmission d’entreprise. Les dirigeants d’entreprise sont 2 fois plus nombreux à les citer en tant qu’interlocuteurs privilégiés.
De manière générale, les suggestions pour une amélioration des conditions de transmission tournent autour, d’une part, d’une meilleure connaissance de l’entreprise cible, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses ressources humaines et, d’autre part, d’un accompagnement par un homme ressource clé tout au long du processus.
D’après l’étude de BDO, le portail de la Transmission –bien que pâtissant d’une faible notoriété– est plébiscité comme outil pouvant être déterminant pour la recherche de cibles et ou repreneurs et, de manière plus générale, dans le succès de ces opérations.

Hamid Dades

La transmission en chiffres

Sur les raisons de la transmission, la récente étude de BDO souligne qu’en 2016, les dirigeants d’entreprise sont deux fois plus nombreux à évoquer les raisons liées au secteur d’activité (50% versus 28%), la recherche d’un deal financier (35% contre 15%) ou des raisons liées à la pérennisation de l’entreprise (27% vs 15%). Par contre, les raisons personnelles sont deux fois moins souvent citées (27% vs 55%), ajoute l’étude, notant que la conjoncture économique prime sur les considérations personnelles. La publication relève aussi que les offres de rachat n’aboutissent pas, d’abord pour des raisons objectives (mauvaise estimation de la valeur de l’entreprise et insuffisance de la préparation à la transmission), ensuite pour des raisons affectives (attachement à l’entreprise). Comportant 2 volets: Vision Dirigeants (étude nationale auprès des dirigeants d’entreprise) et Vision Experts (benchmark International et point de vue des experts nationaux et étrangers), l’étude indique qu’un peu plus d’une entreprise sur 10 déclare avoir opéré des changements en vue d’une transmission (12% versus 13% en 2011). De même, les repreneurs déclarent mieux connaître l’entreprise que le secteur d’activité (contrairement à la situation de 2011). Comme en 2011, 4 à 5 dirigeants sur 10 semblent intéressés par le management de leur entreprise après cession (46% vs 47 % en 2011). Ils étaient 6 sur 10 dans ce cas en 2009.

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